CHAPITRE II
VISITE A ABD-EL-KADER
M. Gcivarini, alors consul des États-Unis à Alger, eut, à la fin de décembre 1837, l’occasion de se rendre auprès d’Abd-el-Kader. Six Européens *, y compris rauteur de celte relation, l’accompagnèrent dans le voyage.
Escortés par quatre cavaliers de l’émir, nous partîmes le 28 du mois et allâmes coucher à Krachena. Le lendemain au point du jour nous étions à cheval, et bientôt après nous entrions dans la première chaîne de l’Atlas, donnant sur la Alétidja. Pendant quelques heures, nous marchâmes au sud-est, jusqu’au pied du mont Amal ; puis, le laissant à droite, nous franchîmes d’autres chaînons collatéraux, et le soir à cinq heures nous arrivions au confluent de Tisser et de TOued-Zeitoun.
Le chemin ainsi parcouru à travers la montagne peut avoir une longueur de huit à neuf lieues. Il faut passer, sur plusieurs points, l’Oued -Amel. Ce ruisseau, creusé dans le roc et encaissé au milieu des ravins, tombe des hauteurs de TAinal, et va, en décrivant de nombreux circuits , se perdre dans la plaine. Un peu plus loin , on rencontre une voie
♦ MM. Berbrugger, Ranc, Mariucci, Audric, Rabier.