CHAPITRE VU
Soit que les races humaines procèdent toutes du même père, soit quelles viennent de parents différents, toujours est-il que, suivant la loi appliquée aux animaux antédiluviens, il en est parmi elles qui sont fatalement vouées à la destruction.
Preuves :
Aux jours de l’antiquité, une variété de nègres errait au nord de l’Afrique, là où sont actuellement les territoires de l’Algérie et du Maroc. Elle fut absorbée sous le contact des races blanches.
A une époque indéterminée, une autre variété de nègres occupait l’archipel d’Asie. Ainsi Java, Sumatra, Bornéo, Timor, etc. , etc. Sous la pression de la race javano-malaisienne , elle s’est éteinte progressivement. Maintenant, de beaucoup réduite, elle est reléguée dans les montagnes et les lieux inaccessibles de l’intérieur, vivant à peu près comme les bêtes sauvages.
La race entière des Guancbes a disparu au contact des Espagnols et des Portugais. Depuis longtemps on n’en trouve pas un seul vestige vivant dans les Canaries.
Seize millions d’indiens au moins, et probablement beaucoup plus, habitaient l’Amérique septentrionale, de l’isthme de Panama à la mer polaire. Un nombre incalculable possédait les îles voisines, ainsi Cuba, Haïti, Porto-Rico, la Jamaïque, la Guadeloupe, la Martinique, la Trinité, etc., etc.
Les uns, comme les Mexicains, vivaient en corps de nation nombreuse , gouvernés par un chef absolu , assisté de dignitaires féodaux.