CHAPITRE ITII
tait un accès difficile , là où il y avait isolement du sol, sous forme d’île, presqu’île ou montagne, là où la race brune retrouva l’image du berceau de ses aïeux; la résistance au refoulement et à l’absorption se prononça avec une étonnante énergie.
Au douzième siècle de notre ère, l’Irlande, le pays de Galles, la Bretagne, bien qu’enveloppés par les brandies de la race blonde, ainsi par les branches gallique, kymrique, belge, franque, allemande, danoise, anglo-saxonne et normande, avaient conservé leur population primitive de soucbe ibérienne. Maintenant encore, malgré l’influence du temps, des institutions et des croisements; par les traits du visage, la teinte delà peau, des yeux et des cheveux, parla forme de la tête, par la taille et enfin par toutes leurs aptitudes physiques et morales, elles révèlent cette origine.
Qu’on étudie avec soin leur histoire politique, religieuse et administrative , on y verra clairement la manifestation de leur race. Cette perpétuelle tendance à l’isolement, cette aversion si prononcée contre tout système d’unité , cette persévérance dans les vieux usages, ce génie de la résistance, enfin cet ensemble de leur être physique et moral, si opposé au caractère des nations de la race blonde , n’auraient-ils pas dii montrer au philologue et à l’bistorien ce que la physiologie leur montre si évidemment ?
DE l’oRIGIXE des IBÉRIEXS.
Plusieurs opinions ont été émises sur l’origine des Ibériens. Tantôt on a dit qu’ils étaient de la variété
DES RACES PRIMITIVES DE L’EUROPE
celtique; d’autres fois qu’ils descendaient de Noé, par Japhet, Jubal ou Tharsis. Les historiens modernes, les rattachant aux nations indo-celtiques ou indoscythiques, les font venir de l’Asie longtemps avant l’arrivée de tout autre essaim d’émigrants.
Ces opinions sont autant d’erreurs. En les adoptant, les uns ont imité cette mythologie chrétienne qui dérive les nations européennes des personnages bibliques; les autres ont suivi l’habitude vulgaire d’attribuer une origine asiatique à tous les peuples du monde.
Répétons-le encore, en admettant même la parfaite identité des idiomes, les Ibériens ont un type physique et moral si diamétralement opposé au cachet des anciens émigrants qui de l’Asie sont venus peupler l’Europe, qu’il devient irrationnel d’étahlir entre eux une commune origine.
Bien certainement ils forment une race à part.
En effet ,
Un de leurs caractères génériques est d’être attachés à la localité et de répugner aux lointains voyages.
Ainsi ce n’est donc pas loin des lieux où nous les trouvons qu’il faut aller chercher leur terre natale.
Ils ont'la peauhrune, les cheveux noirs, une taille moyenne; ils sont réservés et sobres : dans tout leur être ils offrent la physionomie d’une race méridionale.
C’est donc vers le sud qu’il faut porter nos investigations ethnologiques.
Ils n’aiment pas les étrangers, les choses nouvelles, ils tendent à l’isolement.
C’est donc sur les contrées qui communiquent aux