VI INTRODUCTION
soi-disant indépendants, part restreinte réservée à la volonté populaire, hégémonie de l'un des confédérés, évoque un souvenir dupasse. Chacune des institutions nouvelles, reposant sur une idée ancienne, a ses racines propres, qui ne sont que rarement apparentes, mais qui s enfoncent profondément dans le sol et donnent sève et vigueur à la plante. Chacune des idées premières recueillies par le constituant de 1867 est éclose en des temps différents, soit d'un besoin intime du peuple, soit d un calcul accidentel des hommes d Etat.
^lais ce n est point assez de connaître l'origine historique des institutions politiques d un peuple et les principes écrits de leur fonctionnement actuel. Il faut encore discerner, dans 1 état présent, la valeur absolue ou relative de chacune de ces institutions, si celle-ci n est point appelée à se transformer, et comment; si, derrière la façade de telle autre, se icncontrent des éléments de vitalité propre. Ouc servirait de connaître les règles de la formation d nue Chambre haute, si 1 on ne jx-né-
IN'IUODIC riON. VII
li'.iil (l;ms les niiinoirs des iiohics on dans les cai)iii('ts (les fouciiounaiics (jiii la composent poiii" V obsei'v*'!' 1<' rôle social de ces classes? Ou sciait 1 iiitciM't d aj)[)i'cii(li*(' coinineiit une C.liaiiibre basse est élue, et ce quelle a le droit de faire, si Ion ne jetait un coup d'œil sur les j)artis qui y sont représentés, sur leurs moyens d action, sur le tempérament du corps électoral? Dans cette recberclie, dont le cbamp est sans limites, il importe encore de mettre une application constante à distinguer, parmi les pouvoirs en exercice, celui qui tend a s accroître et à absorber ses voisins, celui, au contraire, (jui s atropine, car, en politique plus que partout ailleurs, le « perpétuel devenir » est la rè|]ie. En un mot, après l'étude des ori[jines, celle des organes; puis enfin celle des forces.
Telle est la métbode cjui a dirigé ce travail. Quant au sentiment (jui la inspiré, quelques mots suffiront à 1 indiquer.
L'histoire est la plus sûre, la plus iuc'pui- ^able des consolatrices. Xon, certes,qu il faille >^e complaire à iclever avec elle les faiblesses