‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 2)Chapitre 7 sur 121 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

anhées, ils en ont détruit plus de 400,000 hectares. — On n’a qu'à considérer les oppositions passionnées dont l'administration publique doit triompher, afin de sauver de la ruine les forêts des communes, pour reconnaitre combien ces deux catégories de propriétaires sont inhabiles à gérer convenablement leurs terrains boisés; et puisqu'on ne peut plus songer à imposer une tutelle aux particuliers au sujet de ces terrains, qu’on évite au moins de porter atteinte à celle que l’État exerce, et que seul il peut exercer utilement, sur les terrains similaires des communes.

Au surplus, ce n’est point, quoi qu’on prétende, la centralisation, c’est-à-dire la concentration entre les mains de l'administration générale du pays, d’un nombre exagéré d’attributions, qui par elle-même a été un embarras pour nos affaires ; c’est la délégation d’une trop grande partie de ces attributions aux préfets, et c'est surtout l'usage que le pouvoir exécutif a fait de son autorité dans un but politique.

Les préfets étaient devenus des espèces de proconsuls : la tutelle des communes est encore presque entièrement entre leurs mains; leur action s'étend sur tous les services publics sans

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