‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 3)Chapitre 31 sur 92 · partie de son revenu annuel, et que, s'il exploitait spn · texte numérisé non relu

partie de son revenu annuel, et que, s'il exploitait spn

bois aujourd'hui, ce ne serait pas pour en dépenser le

prix. Ce qu'il cherche donc, c'est le placement le

plus avantageux, . et il le cherchera jusqu'à ce que

les exigences de la vie l'empêchent de* continuer ou le forcent de diminuer ses épargnes.

Si son arbre reste sur pied pendant encore un an, par exemple, il acquerra ane plus-value. Cette plusvalue serait-elle au moins équivalente au profit que lui procurerait une exploitation immédiate? — C'est là ce qu'il veut savoir; il y parviendra en comparant la valeur nette que son arbre serait susceptible d'acquérir dans un an à la somme représentant : 1* la valeur nette actuelle ; S"" l'intérêt de cette valeur pendant un an ; 3"" la valeur, à un an, du jeune plant qui remplacerait l'arbre existant.

Si le premier terme de la comparaison était plus petit que le second, il faudrait en conclure que tout délai dans l'exploitation serait préjudiciable au propriétaire.

Si les deux termes étaient égaux, le propriétaire ne trouverait aucurf bénéfice à maintenir son arbre sur pied, mais il n'y perdrait pas.

Enfin, si le second terme était plus grand que le premier, l'avantage du retard dans l'abatage de l'arbre serait évident.

^Deuxième hypothèse. — Pour un arbre situé dans ur^ champ cultivé, le raisonnement qui sert h. la détermination de l'exploitabilité ne diffère du précédent que parce qu'ici la situation se complique d'une circonstance nouvelle : le préjudice causé aux cultures arables, préjudice qui s'agrandit chaque année, et qui peut se calculer d'après le loyer ou le fermage, le profit net enfin, du fonds de terre que le

DE L'EXPLOITABILITÉ. 99

développement des branches ou des racines de l'arbre enlève successivement à la culture. Ce profit net doit donc être compris dans les déductions à faire su* bir au prix de Tarbre afin d'en avoir la valeur nette; et par conséquent, pour qu'il ne soit pas désavantageux de retarder l'exploitation, il faut que la plusvalue résultant de ce retard soit équivalente, au moins, à l'intérêt de la valeur nette actuelle, augmenté de la valeur d'un jeune plant d'un an et de la somme exprimant le surcroît de préjudice causé aux cultures.

On obtiendrait plus rapidement la solution du problème en assimilant les valeurs nettes d'un arbre isolé, aux époques successives de sa croissance, à des rentes périodiques dont on chercherait ensuite, par les formules connues, les capitaux. Au capital le plus grand correspondrait l'exploitabilité la plus avantageuse. *

De rexploitalnlitô relative à la rente la plas élevée, dans son application à un massif non aménagé.

Le massif peut être soumis à une longue ou à une courte révolution; être destiné à subir des éclaircies, avant d'arriver au dernier' terme de sa croissance; ou, si la révolution est très-courte, être afi'ranchi de ces exploitations intermédiaires.

Ce dernier cas étant le plus simple, c'est celui

leo AMÉNAGEMENT DES FORÊTS.

dont nous nous occuperons d'abord ; mais Tanalog^e est complète entre un massif que Ton n'éclaircit pas et un arbre isolé, et l'on devine, par suite, que les éléments à apprécier pour fixer l'âge de leur exploitabilité respective, doivent être absolument les mêmes. Uexploitabilité du massif sera donc indiquée, comme celle de l'arbre isolé, par l'âge au delà duquel la plus-value résultant du maintien du bois sur pied ne serait plus égale à l'intérêt de la valeur nette actuelle, augmenté de la valeur de la première feuille ou des feuilles * qui se seraient accumulées, depuis l'exploitation, dans le repeuplement.

Si la révolution dépasse un certain âge, il conviendra d'effectuer des éclaircies périodiques dans le peuplement, et j'ai dit que les produits matériels de ces opérations avaient pour effet de rapprocher le terme de Texploit^bilité absolue, c'est-à-dire Su plus grand accroissement moyen. Ils auront donc aussi sur l'époque de l'exploitabilité commerciale une influence, influence qu'on appréciera en ajoutant à la valeur nette présumée de la coupe principale le prix sur pied de chacune des éclaircies précédemment effectuées, augmenté de ses intérêts pendant le temps qui se sera écoulé depuis le moment où il aura été réalisé jusqu'à celui où l'on cherche s'il serait utile de procéder à la coupe principale.

Qu'on se soit, par exemple, posé la question de

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