DE LA VÉGÉTATION ET DE LA CULTURE
Nous avons raisonné, jusqu'ici, sur l'exploitabiiité, comme si rien ne s'opposait à ce qu'elle pût être fixée à Tune quelconque des années comprises dans la durée de la vie végétale.
Cette hypothèse n'était pas vraie.
Il y a dans la nature, des choses, des exigences, qui sont indépendantes de la volonté de l'homme, et qui renferment le choix de l'âge d'exploitabilité dans des limites plus étroites.
L'un des principaux buts que l'on poursuit en sylviculture est, personne ne l'ignore, la régénération naturelle.
Toute méthode d'exploitation des forêts, .disent les auteur du Cours de Culture des BoiSj doit satisfaire aux deux conditions fondamentales suivantes :
1® Régler la quotité des coupes annuelles de manière à procurer un rapport soutenu.
. 2° Assurer^ par ces coupes mêmes, la régénération naturelle.
Or, les bois^ne se régénèrent naturellement que
DE L'EXPLOITABILITÉ. 127
par les semences ou par les souches ' ; ils ne portent de semences fertiles qu'à un certain âge , qui varie selon les espèces, mais qui est au moins de cinquante à soixante ans; ils cessent de repousser par les souches à un âge également variable, mais qui ne dépasse. guère quarante ans; enfin, il y en a qui se refusent absolument à ce dernier mode de reproduction.
De là on est amené à conclure, qu'avant de fixer l'âge d'exploitabilité d'un massif, la première chose à faire est de choisir le mode d'exploitation applicable à ce massif.
ARTICLE PREMIER