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coupes, et qu'il serait nécessaire, sans parler de la difficulté de fixer la ligne précise de démarcation entre deux coupes différentes, de - a à vas arpentages multipliés.
La promptitude et la sûreté : il est: dis de prévoir ce qu’elles deviendraient en présence des incertitudes, des tâtonnements, des difficultés d'appréciation et des travaux géodésiques que je viens de signaler. As s | +11 faut donc absolument trouver une autre base que la contenance pour régler les exploitations annuelles ; dans une futaie exploitée par la méthode du réensemencement naturel. Cherchons-la.
+ Si‘la forêt dans laquelle nous avons à faire cette découverte, forêt exploitable dans une révolution de 100 ans, se composait de 400 peuplements ne diffé-
-rant que par l’âge, occupant d’ailleurs d’égales con-
tenances , composés des mêmes essences, "végétant dans les mêmes conditions; si l'on pouvait ajouter au matériel existant, celui que chaque peuplement serait susceptible d'acquérir ; n'est-il pas vrai qu’en divisant par 400 le volume total fourni par cette addition, on aurait pour quotient la quantité de bois dont la forêt s’accroîtrait annuellement, et, par conséquent, celle qu’on pourrait prendre chaque année et-perpétuellement, sans altérer sa puissance productive, en ayant soin toutefois de ne jamais abattre que les arbres les plus vieux?
. L'affirmative est évidente.
Le volume peut, en conséquence, servir de
256 AMÉNAGEMENT DES FORÉÊTS.
mesure aux exploitations annuelles, et, au lieu d’ex-
primer la possibilité en hectares, on peut l’'exprimer en mètres cubes.
C'est exclusivement sur cette: base. du solgee qu'ont été fondés les premiers. aménagements de
futaies, lorsque l’ancienne et vicieuse méthode à tire
et aire a été abandonnée.
Après avoir formé les alfectalionsie en «classant les parcelles dans les différentes périodes, d’après les convenances de leur âge d'abord, et très-secondaire-
ment des règles d’assiette, on procédait à la recher-
che du matériel exploitable dans tout le cours de la révolution, et à cet effet, après avoir déterminé par des comptages individuels ou des places, d'essai, le
volume actuel de chaque parcelle, on calculait par
les moyens plus ou moins sûrs qu’indique la dendrométrie, le volume dont elle était susceptible de s’accroître avant d'arriver en tour d'exploitation ; mais comme on ne pouvait fixer d'avance, d'une manière certaine, l’année. même de l'exploitation, on établissait les calculs, comme si toutes les parcelles
comprises dans une affectation, étaient destinées, à.
être Pres au milieu de la période correpe dante ‘
1. Supposons un produit qui aurait pour accroissement annue} l'unité, qui serait dès lors 4 la première année d’une période et 20 la dernière, le produit par année moyenne serait alors 10, parce que tuus les termes d'une progression arithmétique dont le premier terme est 1 et la raison 4 donnent pour la somme des 20 premiers termes 210, dont le vingtième, pour produit annuel,
FPT, US
nt Cul NE de doc done SE NS TNT.
Le volume total exploitable dans le cours de la révolution étant ainsi établi, il fallait voir s'il se partageait par porlions égales entre les diverses périodes : dans l’affirmative, il n’y avait aucun changement à y apporter, et en le divisant par le nombre d'années de la révolution, on obtenait le chiffre de la possibilité annuelle. Dans la négative, on procédait à l’égalisation des produits périodiques par des transpositionsfaites conformément aux'règles connues, et en tenant compte surtout de l'accroissement ou de la diminution des produits transportés d’une période dans une autre, attendu qu'ils devaient nécessairement augmenter de tout l’accroissement que prennent les bois dont l'exploitation est retardée, ou diminuer de celui qu'ils ne peuvent prendre, lorsque leur exploitation est avancée.
Quand on avait effectué de cette manière l’égalisation des produits périodiques, et arrêté en conséquence le volume exploitable dans le cours de la
.révolution , on obtenait le chiffre de la possibilité
annuelle, en divisant ce volume comme on vient de le dire ci-dessus, par le nombre des années comprises dans la révolution. F
Tel est en quelques mots, mais dans son objet principal et caractéristique, le système qui a été mis en vigueur, lorsque la possibilité par contenance
‘ayant été reconnue vicieuse et inapplicable aux fu-
est 40 4/2 ou, en nombres ronds, 10, moyenne arithmétique des 20 nombres inégaux qui représentent les produits successifs sup-
- posés de la série des 20 produits annuels de la période.
taies, on a cherché à y substituer celle par volume.
Mes lecteurs n’ont cerlainement pas besoin que je leur signale les vices de ce système, car les observations que j'aurais à faire à cet égard, seraient la reproduction textuelle de celles que j'ai développées à l’occasion des divers procédés mis en usage pour assurer le rapport soutenu. J'ai surabondamment démontré que celui de ces procédés qui est basé sur la production effective des parcelles, et qui a; par conséquent, pour résultat de déterminer la possibilité, n’avait aucune valeur pratique, à cause des incerti- tudes inhérentes au calcul de l’aceroissement futur pour les massifs éloignés de l’époque de leur exploitation, et des erreurs monstrueuses dans lesquelles on est exposé à tomber en entreprenant un ans travail.
L'engouement pour la possibilité par vobbiné! calculée pour toute la durée de la révolution, a pourtant été général à un cerlain moment, ettous lesagents forestiers n’en sont peut-être pas encore. dégagés. C’est un grand malheur ; car, quelle que soit l'habileté de l'opérateur, quelques soins qu’il prenne pour assurer le succès de ces travaux, il ne peut aboutir qu'à des déceptions. L'aménagement de la forêt de Ribeauvillé, exécuté en 1835 par les élèves dé l'École forestière, sous la direction du regrettable M. de Salomon, un de nos praticiens les plus exercés, l’a bien prouvé : les comptages et calculs effectués dans cette circonstance donnèrent des résultats Hoi ne furent pas justifiés par l'expérience.
. .bhMais: si la supputation de. la possibilité par volume, pour toute la durée de la-révolution, est bien chanceuse, lors même qu’on y procède d’après toutes les règles et avec. toutes : les précautions qu’enseigne la science, il est aisé de comprendre qu’elle -devient ‘la plus inutile et, disons le mot, la plus absurde des opérations, lorsqu'on néglige, comme on l’a fait trop souvent, ces règles et ces précautions. Il n’y a pas de méthode d’aména- -gement qui dispense, par exemple, de l’établissement d’un plan d'exploitation, c’est-à-dire de l'obligation de déterminer, aussi étroitement que. possible, l'assiette.et l’époque des coupes. Pour calculer dans la méthode, exclusivement basée sur le volume, l'accroissement futur, il faut évidemment être fixé préalablement sur l’âge auquel une parcelle quelconque arrivera en tour d'exploitation; il faut un règlement de coupes, un tableau des affectations. C’est là cependant ce dont beaucoup de personnes ne paraissent pas se douter. IL fut un temps, et il n’est pas éloigné de nous, où presque de toutes parts, les agents forestiers se livraient à des dénombrements, à des cubages et à des appréciations de volumes futurs, sans réfléchir que ces travaux ne pouvaient aboutir à aucun résultat utile, dès qu'ils n'étaient pas fondés sur un parcellaire et sur un plan. pee tation’. live y |
1. Ces fautes sont rares aujourd'hui; j s m’ pape de le reconpng {Note de la 2° édition: À
: Pour mettre un terme à ces déplorables errements, il serait à désirer qu’en attendant qu’elle pût publier une instruction sur les aménagements, l’administration défendit expressément de procéder à aucun inventaire sans son autorisation.
Reprenons la question du règlement des exploitations annuelles.
Les combinaisons difficiles, longues et compliquées, auxquelles on à eu recours dans l’aménagement des futaies, lorsqu'on a renoncé aux exploitations faites exclusivement par contenance, n'étaient pas, comme je l'ai montré, propres à remédier aux inconvénients de l’ancienne méthode; car si elles en supprimaient ‘quelques-uns, elles en provoquaient d’autres non moins graves ; et. l’on peut dire que si, en théorie pure, elles apportaient un progrès réel à la science, en pratique, elles n’en réalisaient aucun. C'était un progrès réel que de substituer la possibilité par volume à celle par contenance ; mais on le compromettait en prétendant pousser l'application du principe qui le caractérise, au delà des bornes posées par la nature aux prévisions humaines.
Qu’'y avait-il donc à faire pour retirer de l’adoption de la possibilité par volume les avantages qu’elle offre, sans s’exposer aux inconvénients qu ‘elle pourrait entraîner ?
Il y avait à ne l’appliquer que Pers les limites d’une absolue nécessité.
Ainsi,-il n’est pas absolument nécessaire, les affectations étant formées, d'établir une règle pour
“es-esploitations principales annuelles à faire dans -les quatre dernières périodes, mais il est absolument nécessaire de l’établir pour les ere è - val dans la première.
: Ramené à ces termés, le phetrushtif ad: coupes | annuelles ne souffre plus aucune difficulté, aucune | complication, aucune incertitude.
On évalue le matériel exploitable ;
On! ajoute à ce matériel le volume ‘dont il serait jontonbtiblo de s’accroître dans un me we à la - moitié de la période;
: - On divise le animé cette “période, pour avoir la quotité des exploitations an- - nuelles.
“Le-seul point qui, dans ces rc, puisse exposer à des erreurs, est l’accroissement futur ; mais comme il s’agit de: bois parvenus à la phase stationnaire de la végétation ; que leur accroissement
ne:s’évalue, d’un autre côté, que pour un petit nom- -bre d'années, on peut affirmer qu’on ne saurait com- “mettre une erreur sensible, en prenant pour mesurer “cet:accroissement, soit l'accroissement moyen des dix dernières années, soit l'accroissement moyen de toutes les années qui forment l’âge des massifs ‘. Je -n’insisterai pas sur ce point qu’il appartient à la dennn L général, on né:lige tout à fait l'accroissement dans le ’caléul de Ha possibilité, et je crois que l’on a raison quand les périodes sont courtes, mais quand elles sont longues, quand leur durée est de 40 ans, par exemple, il est inadmissible que l’on ne
tienne pas compte de l'accroissement futur. {Note de la 2° édià tion.) i # PA 4
drométrie de développer; je ne m’arrêterai pas non plus aux procédés de cubage à employer pour déterminer le volume des bois sur pied. Je me bornerai à recommander de déterminer ce volume en mètres cubes en grume, non-seulement pour la tige, mais pour les branches, sauf à le décomposer ensuite en marchandises, d’après les habitudes du commerce. Toutes les possibilités devraient être exprimées de la même façon, par la même mesure, le mètre cube en grume, qui est la seule précise ; et c’est une chose bien fâcheuse, qui occasionne beaucoup'd’erreurs et, dans tous les cas, met du désordre dans la comptabilité forestière, que ce défaut d'unité: qui existe encore dans la manière dénoncer ces possibilités. Tel agent, en se servant mètre cube, entend parler du mètre cube équarri au cinquième, tel autre du mètre cube équarri au quart; tel autre encore du mètre cube en grume. Les uns calculent la possibilité en mètres cubes, en stères et en fagots, les autres en stères seulement et en bourrées, etc. etc. Il ne. serait pas moins raisonnable de la calculer en planches, en échalas, en merrains. Je le répète, il n'y a qu’une bonne mesure à employer : c'est le mètre cube en grume. ol soi:
Coupes d'amélioration. — Les nettoiements-et es éclaircies sont des opérations dont le produit immédiat est tout à fait secondaire, et dont le résultat pour l'amélioration des massifs est l’objet essentiel. Les principes rigoureux voudraient qu’elle fussent exclusivement subordonnées aux exigences de la végéta-
tation, et qu'en conséquence on ne les soumiît à . aucune. préfixion de temps, de contenance ou de volume; mais cet affranchissement complet de toute sujétion ne pourrait guère se concilier avec l'ordre et la régularité qu’il importe d'introduire dans de vastes exploitations dont les gérants se rénouvellentfréquemment.
Qu'un petit propriétaire ne s'impose d'avance aucune règle pour le nettoiement et les éclaircies à faire dans sa forêt, on le comprend et on l’approuve, parce que son œil est ouvert ou peut l'être sur tous les points où de pareilles améliorations seraient appelées par l’état du peuplement ; mais dans les forêts domaniales, si les éclaircies n'étaient l’objet d'aucune prescription, il en résulterait inévitablement qu’on négligerait souvent de les entreprendre, parce que les chefs de cantonnement en ignoreraient l'urgence.
ILest donc utile. que les coupes de l'espèce soient prévues et prescrites, et par suite soumises à un règlement, et il ne reste plus qu’à chercher celui qui s'accorde le mieux avec les conditions .auxquelles elles doivent satisfaire.
Ce règlement. ne saurait être basé sur le volume; en effet, pour fixer ce volume, toute base d’appréciation manque absolument. Étant donné un massif à nettoyer ou à éclaircir dans une certaine période de - . temps, il n'existe aucun moyen de savoir ce que produiront ces opérations , et il serait d’un autre côté très-dangereux d'imposer à ce sujet un chiffre quelconque aux agents locaux; car ce serait détourner
kur esprit du but essentiel de leurs opérations et les exposer à sacrifier dans l'intérêt d'un produit immédiat, dont ils ne doivent pas du tout se préoccuper, l'intérêt de la conservation et de l’amélioration des massifs. ti, 63
: Un règlement basé sur l’étendue n'offre pas les mêmes dangers : sans doute, il arrivera que la contenance de là coupe sera tantôt moins grande, tantôt plus grande qu’il ne faudrait rigoureusement, parce qu'il n’est pas admissible, quelle que soit la régularité d’un peuplement, qu’il ait besoin, chaque année, d’être éclairei ou nettoyé par portions égales; mais, pour les éclaircies notamment, ce n’est pas uné ou même plusieurs années de retard qui peuvent compromettre sérieusement l’avenir d’un massif. L'essentiel est que, dans la contenance désignée pour être éclaircie, les agents. aient la faculté de ne prendre que ce qu "ils jugeront convenable.
Ces principes n’ont pas toujours été pandas:
dans l'application de la méthode d’après laquelle on calculait la possibilité, par Volume et pour toute la durée de la révolution, le produit des éclaircies périédiques entrait dans cette possibilité, ce qui ne constituait pas la moindre cause des complications et des incertitudes de l'opération; car s’il est difficile de calculer l'accroissement futur des bois, lorsqu'ils sont éloignés de l’âge d’exploitabilité, il ne l’est pas moins d'apprécier ce qu’ils pourront donner dans les éclaircies successives qu'ils auront à subir. ,
Toutefois, on comprend, au moins en théorie,
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que les forestiers qui n'avaient pas reculé devant les calculs d’accroissement pour les jeunes bois, aient.osé aborder aussi l'évaluation du produit probable des éclaircies; mais ce que l’on ne comprend pas, et ce qui est pourtant, c'est que des agents qui avaient repoussé la possibilité par volume pour les coupes principales à faire dans le cours de la révolution, aient cru devoir adopter pour les. éclaircies cette” même possibilité. On a vu des projets dans lesquels toutes les éclaircies, quel que fût l’âge des bois, reposaient sur la possibilité par volume. On en a vu surtout beaucoup où les éclaircies de l'affectation correspondante à la deuxième période, étaient réglées d’après cette base. On se décide évidemment avec peine à laisser dans l'incertitude, dans l'obscurité, le produit matériel, souvent considérable, des opérations de l'espèce, et pourtant c'est un sacrifice nécessaire, : si l’on veut mettre chaque chose à sa place et subordonner l'accessoire au principal.
En conséquence, il convient. de réein, 41 par contenance, les coupes d'amélioration dans les futaies. Si donc les périodes sont de 20 ans, et s'il y a lieu de ne nettoyer ou de n’éclaircir le peuplement qu’une fois dans ce laps de temps, chaque affectation sera partagée en 20 parties égales, pour être nettoyées ou éclaircies successivement dans chaque période, hormis celle dans laquelle elles devront être régénérées.'S'il était utile de répéter les coupes plus souvent, tous les 40 ans, par exemple, chaque affectation serait partagée en 40 parties pour être nettoyées ou éclair-
cies successivement, deux fois dans chaque période, hormis celle dans laquelle elles devraient être régénérées, et une fois dans cette dérnière.
On pourrait adopter un autre ordre et ne faire, par exemple, qu’une série de coupes d’amélioration, de sorte qu’au lieu d’être partagée en 40 ou 20 coupes, chaque affectation ne le serait qu’en 2,5 ou en 5, ce qui simplifierait le service; mais avec cette combinaison, les produits intermédiaires ne sont pas soutenus, attendu que les ‘éclaircies rendent plus dans les massifs de 80 ans que dans ceux de 20, et, d’un autre côté, la surveillance générale de la forêt est moins garantie, les exploitations étant concentrées sur un plus petit nombre de points.
D’après les indications qui précèdent, pour former le tableau des exploitations annuelles dans le cours de la 1" période, nous n’aurons qu’à supprimer, dans le plan d'exploitation par période, les colonnes: relatives aux 2°, 3°, 4° et 5° périodes, et à substituer dans celle de la A"°, aux contenances des parcelles à exploiter en coupes principales, les volumes desdites parcelles ; puis, en totalisant les colonnes et en divisant chaque total par 20, nous aurons la ‘possibilité, tant par volume, pour les coupes principales, que par contenance, pour les coupes d'amélioration, à exploiter dans le cours de la 1°° période.
“Voir le tableau ci-contre‘ :
1. Je pourrais supposer d’autres cas. Le lecteur, j'en suis sûr, n’en a pas besoin. Je dirai seulement encore qu’il n'est pas indispensable d'appliquer à toutes les affectations la même périodicité
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La possibilité par volume ne figure qu’en bloc sur ce tableau; or il est utile d'en faire connaître le détail, tant en nature qu’en argent, au moyen d’un tableau particulier qu’on pourrait dresser conformément au modèle ci-contre ‘ :
pour les coupes d'amélioration, que l'on peut faire varier cette périodicité suivant l'âge des massifs (pourvu toute‘ois qu’elle puisse se concilier avec la durée de la période); et que les prescriptions du plan d'exploitation ne dispensent dans aucun cas les age de proposer des nettoiements toutes les fois que le besoin s’en fait sentir. (Note de la 2° édition.) —
1. La possibilité, en admettant qu'elle ait été calculée avec toute l'exactitude désirable, peut être modifiée par des accidents imprévus : un incendie, un coup de vent, des insectes, etc. D'un autre côté, il faut considérer que les propriélaires, sont exposés à à des besoins extraordinaires.
Piusieurs auteurs «ont en conséquence d’avis qu’il est d’une bonne économie de mettre en réserve une partie de la possibilité, afin d'obvier à ces accidents et à ces besoins. -
Les divers systèmes proposés à cet effet, reviennent, en définitive, à n’exploiter chaque année qu’une portion, le 4/10 par exemple, du volume qu’on pourrait prendre rigoureusement.
Je.ne suis pas tout à fait partisan de cette mesure, qui ne peut que compliquer le plan d'exploitation, et qui me paraît en outre. de nature à compromettre la régularité des exploitations et le rapport soutenu : la régularité des exploitations puisqu'elle expose à ne pas épuiser une affectation dans la période correspondante; le rapport soutenu, car si l’occasion d'employer la réserve ne se présentait pas, il faudrait bien pourtant l’exploiter, sous, peine de prolonger la révolution au delà du terme reconnu le plus convenable. |
Je. crois qu’il serait peut-être plus raisonnable d'attendre qu’un déficit se produisit dans le matériel exploitable, pour y remédier par une réduction proportionnelle de la possibilité annuelle.
Cependant je ne voudrais pas qu’on inférât de ces paroles que
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300 AMÉNAGEMENT DES FORÉÊTS.
Quand on a rempli le tableau spécial d’exploitation de la première période, on a complété la série des documents nécessaires, pour assurer Ja marche des coupes d’une manière conforme au but de l'aménagement, et je ne crois pas, contrairement peut-être à l'opinion de bon nombre de forestiers, qu’il soit convenable de soumettre les agents d'exécution à aucune autre prescription particulière à propos
de cette marche. Tout ce qu'il est permis de faire,
c’est, à titre de conseil, de leur désigner les parcelles
qui, par suite de leur âge plus ou moins avancé, ou de leur état plus ou moins prononcé de dépérissement, devraient être exploitées avant les autres ; c’est aussi.
de leur indiquer quelles sont les circonstances climatériques ou autres qui demandent que l’on commence les exploitations par tel ou tel côté de l'affectation. Mais, je le répète, toute prescription rigoureuse à ce sujet serait inopportune et dangereuse.
Pour ce qui concerne surtout les coupes de régé-
nération, il est de principe que les agents d'exécution doivent avoir la faculté de porter la hache dans les parcelles où ils le jugeront le plus urgent, de prendre
la possibilité sous forme de coupes d’ensemencement,
secondaire cu définitive, dans les proportions qu'ils
je considère le rapport soutenu comme un dogme auquel on doit tout sacrifier. Je pense au contraire qu’il ya bien des circonstances où il ne faut pas hésiter à y porter atteinte. Il serait désirable par exemple que l’on püût, dans les forêts de chêne, augmenter les coupes après une abondante glandée, sauf à les suspendre plus tard, et, à ce point de vue, une réserve serait motivée.