‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 4)Chapitre 86 sur 112 · DES MASSES, DES SECTIONS, DES SÉRIES · texte numérisé non relu

DES MASSES, DES SECTIONS, DES SÉRIES

ARTICLE PREMIER

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

La science de l'aménagement serait une science difficile à comprendre, si l’on voulait approfondir dans tous leurs détails, au fur et à mesure qu’elles se . présentent, les différentes questions dont elle riche l'examen.

Je me suis appliqué, dans ces études, à dégager les principes fondamentaux, des objets secondaires qui auraient pu en compliquer la démonstration, ‘et en rendre l'intelligence laborieuse. J'ai réduit ces

principes à leur plus simple expression, dans la pensée que c'était le meilleur moyen pour faire saisir au lecteur les rapports qui les lient. Mon but était surtout de mettre en relief l’enchaînement logique des opérations que j'avais à exposer; de montrer comment elles se commandent successivement l’une l’autre; et je crois que si j'avais atteint ce but, j'aurais répondu à tout ce que l’on peut exiger d’un travail qui est plutôt un programme qu'un traité sur la matière.

Ces observations préliminaires expliquent pourquoi j'ai fait imprimer l'étude sur le partage de la forêt en masses, en seclions, et en Séries, après les autres.

C'est que ce partage, malgré son importance

dans la pratique, est, au point de vue de la théorie, un de ces objets secondaires, qu’il n’est pas indispensable de connaître pour comprendre le mécanisme de l'aménagement.

” J'entends par masse une partie de forêt qui, à priori, sans qu'il soit besoin d’une reconnaissance préalable, à raison de sa grande étendue, de sa situation topographique, de ses débouchés, peut être considérée comme indépendante du surplus. Quand une vaste forêt, comme celle d'Orléans par exemple, présente plusieurs parties dans ces conditions-là, il convient tout d’abord de la diviser en autant de masses distinctes que l’on envisage comme des forêts à part; mais cette division dont les bases sont évidentes par elles-mêmes, ne réclame aucun développement et je n’en parlerai pas davantage.

= On entend par section une partie de forêt ou de masse qui se distingue du surplus par le mode d'exploitation (taillis, futaie régulière, futaie jardinée etc.), auquel elle doit être soumise. Pour savoir combien il y a lieu de former de sections dans une forêt, il faut en avoir fait une reconnaissance générale. Cependant, ici encore, les principes d’après lesquels on se règle dans le partage d’une forêt ou d’une masse en sections, sont trop simples pour qu'il soit néces-

. saire de nous y arrêter.

Enfin, on entend par série, une partie de forèt, de masse ou de section, destinée à être soumise à un plan spécial d'exploitation et à fournir par conséquent une suite de coupes annuelles.

La division d’une forêt en séries est une opération souvent désirable, quelquefois nécessaire, mais qui, dans certains cas, pourrait avoir des inconvé-

nients.

ARTICLE Il. “i

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