‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 5)Chapitre 11 sur 61 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

de civilisation/ il s'est établi un mouvement commercial et industriel contre lequel un particulier ne saurait réagir; il est forcé de s'y soumettre quand il aménage ses bois. Qu'il s'agisse, par exemple, de l'écoulement à donner à leurs produits, cet écoulement est déterminé par des débouchés, par des voies qui existent déjà en vertu d'une foule de causes plus ou moins fondées, plus ou moins légitimes, mais dont il faut bien qu'il accepte les conséquences. Il y a là une première raison, raison capitale, pour que l'aménagement des bois de particuliers soit en général un travail facile à faire; il l'est en outre, parce que ces bois sont tous assujettis à de courtes révolutions et à une méthode de culture d'une application commode.

L'aménagement des bois des communes est plus embarrassant : une commune n'est pas dépourvue de toute influence sur les conditions générales dans lesquelles se meut la société dont elle fait partie; elle peut, dans une certaine mesure, réagir sur elles. D'ailleurs, ce n'est pas

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^seulement par le produit net qu'elle se laisse guider, comme le font en général les particuliers, lorsqu'elle règle l'exploitation de ses bois ; elle consulte aussi l'avantage d'un produit brut plus élevé ; elle embrasse enfin plusieurs générations et doit songer à l'intérêt de l'avenir comme à celui du présent.

Ce sont tout autant de considérations qui augmentent l'importance et les difficultés de l'aménagement des bois communaux. Ajoutons que le domaine forestier d'une commune occupant ordinairement plus d'étendue que celui d'un particulier, est par cela même, moins aisé à mettre en ordre dans un but déterminé ; que les révolutions auxquelles le premier est soumis, sont plus longues ; que le mode d'exploitation auquel il est assujetti, est plus exigeant*

Quant aux forêts domaniales, ce qui en complique l'aménagement, ce n'est pas seulement le nombre et la variété des intérêts qu'il doit concilier, c'est encore et principalement la possibilité de modifier les conditions économiques

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