‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 5)Chapitre 23 sur 61 · DE L'£XPL01TAB1L1TÉ · texte numérisé non relu

DE L'£XPL01TAB1L1TÉ

14 ans» celle de la 2' année» augmentée de ses intérêts pendant 13 ans» celle de la 3^ année» augmentée de ses intérêts pendant 12 ans, ainsi que les 12 autres rentes, bonifiées de leurs intérêts pendant le nombre d'années compris entre leur échéance et le terme de leur placement.

Ce qu'on fait pour le fonds de terre, on doit le faire pour le fonds de bois. La perte résultant de la nonreproduction, qui est égale à la valeur de la première feuille, ne peut donc» rigoureusement, être représentée que par l'annuité qui» s'ajoutant successivement à elle-même et croissant à intérêts, reproduirait, dans le laps de temps indiqué par l'âge du peuplement exploitable» la valeur nette de ce peuplement.

Quant à cette valeur nette, elle s'établira en retranchant du prix de l'arbre sur pied : 1* les frais accumulés des impôts de toute nature; 2"" les frais accumulés de garde» d'entretien et d'assurance, s'il y a lieu ; S"" les frais de repeuplement dans le cas où ils ne seraient pas mis en charge sur la vente. 11 n'y a pas à se préoccuper du capital plus ou moins grand que le propriétaire aurait engagé dans l'acquisition du terrain ; car il ne s'agit pas ici de rechercher si un propriétaire a fait une spéculation bonne ou mauvaise en boisant une partie de sa propriété ; il s'agit seulement de lui indiquer les moyens de tirer le plus grand profit des bois qu'il possède, en lui montrant à quel âge il doit les exploiter pour que leur rendement soit » par rapport à leur valeur commerciale» élevé au maximum.

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Je diraîi en passtint, que si Ton comprenait, dans le calcul, les intérêts du capital engagé, on aurait pour la valeur nette à Tépoque d'exploitabilité, une expression souvent nulle et quelquefois négative, et cela s'explique, puisque cette valeur représente précisément ces intérêts.

Les déductions que j'ai énumérées , sont celles qui constituent les avances obligatoires faites par le propriétaire , les avances auxquelles l'acquéreur ne pourrait pas non plus se soustraire, et sans lesquelles la valeur commerciale de Timmeuble ne saurait être déterminée.

Il va sans dire que ces déductions ne sont point applicables aux produits des éclaircies.

Je me suis à dessein servi de ces termes priai sur pied pour exprimer le rendement des éclaircies, au lieu d'employer les mots valeur neiie^ afin qu'on évite de retrancher de ce prix les frais d'impôt et de garde, d'entretien et d'assurance , qui ne doivent être déduits que de la valeur brute des coupes principales, sous peine de donner lieu à un double emploi.

Il va sans dire aussi que pour les arbres épars dans les champs cultivés, il n'y a pas à tenir compte de l'impôt foncier, puisqu'il est compris dans les déductions opérées pour fixer le revenu net de la portion, de plus en plus grande, du terrain que le développement de ces arbres enlève successivement à la culture.

On s'attend peut-être, maintenant, à ce que je fasse connidtFe mon avis sur le taux de placement que l'on

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doit adopter dans les calculs qu'entraîne la fixation de Texploitabilité commerciale. Le moment, pour cela, u'est pQÎnt venu, et je prie mes lecteurs de suspendre leur impatience, s'ils sont assez bons pour en avoir. Nous sommes aujourd'hui en pleine théorie ; n'y mêlons pas des questions de fait, variables et indépendantes des principes. Le taux des placements est plus élevé en France qu'en Angleterre; il l'est moins en France qu'en Russie. La théorie que je développe s'applique à tous les pays. Je me bornerai à faire observer, dès à présent, parce que c'est encore là un principe, que le taux de placement adopté pour les valeurs qu'on engage dans la production forestière, doit l'être également pour celles qu'on en dégage, afin de leur donner une autre destination. Avances faites, produits réalisés, le taux de placement appliqué à l'accumulation de toutes ces valeurs ne peut être modifié, si l'on ne veut pas s'écarter du but qu'on se propose d'atteindre. Le taux des placements en bois étant de 3 pour 100, si on allait choisir un taux plus élevé, pour l'accumulation des intérêts, à laquelle on aurait à comparer la plus-value des bois laissés sur pied, on sortirait des conditions du problème; l'exploitabilité relative à la rente la plus élevée serait livrée à toutes les ciiances aléatoires de la spéculation et deviendrait indéterminable.

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De rexploitabilité relative à la rente la plus élevée^ dans son application à un massif aménagé.

J'ai déjà prouvé que les calculs de l'exploitabilité correspondante au plus grand accroissement moyen, soit en matière soit en argent, sont aussi bien applicables aux forêts aménagées qu'à celles qui ne le sont pas; de sorte que l'exploitabilité absolue, dans ce dernier cas, ayant été fixée , par exemple, à 120 ans , on devrait en conclure qu'une forêt aménagée, qui serait d'ailleurs placée dans des conditions semblables de végétation, fournirait chaque année le produit le plus avantageux , si elle était partagée en 120 coupes de 1 à 120 ans. Ce principe est indépendant de la nature de l'exploitabilité que Ton envisage, et je pourrais en conséquence me dispenser de rien ajouter à ce que j'ai dit sur la manière de procéder, pour déterminer l'époque de l'exploitabilité relative à la rente la plus élevée; mais les forêts aménagées se présentent avec des caractères spéciaux qui permettent, lorsqu'il s'agit d'en obtenir le rapport le plus élevé entre le revenu net et le capital, de recourir à des moyens moins compliqués que ceux dont on se sert pour les bois non aménagés :

Soit une forêt de 100 hectares, peuplée d'une essence susceptible de rester sur pied, sans dépérir, jusqu'à 100 ans ; on demande à quelle révolution il est nécessaire de l'assujettir, c'est-à-dire en combien de

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coupes il faut la partager, pour en retirer la plus grande rente ?

Si les bois n'avaient une valeur commerciale qu'à partir de rage de 15 ans, cette forêt pourrait être soumise à 86 révolutions dififérentes. Choisissons parmi ces révolutions celles de 100 ans, de 75 ans, de 50 ans et de 15 ans, et cherchons quelle serait la plus avantageuse.

Avec la révolution de 100 ans, le produit annuel se composera de la coupe âgée de 100 ans et des éclaircies et nettoiements des 99 autres coupes.

Avec la révolution de 75 ans, le produit annuel se composera de la coupe âgée de 75 ans et des éclaircies et nettoiements des 74 autres coupes.

Avec la révolution de 50 ans, le produit annuel se composera de la coupe âgée de 50 ans et des éclaircies des 49 autres coupes.

Avec la révolution de 15 ans, le produit annuel se composera de la coupe âgée de 15 ans et des éclaircies et nettoiements des 14 autres coupes.

Ces produits mis de côté, il restera dans chacun des ' aménagements prévus , un matériel sur pied très- Yariable suivant Tâge de la révolution, et permanent, indispensable pour alimenter la continuité du revenu annuel, la succession non interrompue des coupes. Chaque aménagement comporte un certain rapport entre le revenu net annuel et la valeur du matériel sur pied. C'est ce rapport qu'il faut établir d'abord, et cela fait, l'époque de l'exploitabilité la plus avantageuse se manifestera d'une manière .évidente.

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Un premier point à noter, c'est <|ue^dari8rartiénagement à 15 ans, la valeur réalisable du matériel sur pied, nécessaire pour assurer la perpétuité de la production, est nulle, puisque ce matériel comprend les 14 ôoupes de 1 à 14 ans, inclusivement, dont le peuplement fi'a aucun prix vénal. La coupe à eiploiter, la coupe âgée de 15 ans, a seule de la valeur. Avec cet aménagemeùt, le rapport entre le revenu net et la valeui*dti matériel sur pied, est donc aussi grand que possible, puisqu'il est infini; l'âge de 15 ans est donc une limite inférieure au-dessous de laquelle on ne saurait descendre daUs la fixation de la révolution, sous peine de renoncer à tout profit. La valeur commerciale de la forêt aménagée â 15 ans repose exclusivement sur le retenu; elle est égale à la capitalisation de ce revenu au taux des placements ; le revenu disparaîtrait, si Ton diminuait làrévti^ lution d'une quantité quelconque, et avec lui s'aiiéantirait la valeur capitale.

Une seconde remarque à faire, c'est que si, à pai'tîr de la révolution de 15 ans, on suit la marche progressive du capital obtenu en multipliant le revenu net par le denier des placements, et de la valeur du matérid sur pied que j'appellerai le capital superfMd, cëlle-cl, qui est nulle dans raménagenierit à 15 ans, s'augtilenfe ensuite dans une proportion plus grande que Tautrè, de sorte que, après lui être restée îuférieurëpendàtit quelque temps, elle devient son égale et le dépasse enfin de plus en plus. Cela se conçoit : le premier capital, qUe je distinguerai désormais pat^ lé iildt noiniHttl, est ûkûs

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uii rapport constant avec le revenu ; or, le revenu rte s'adcrôît point, au fur et à mefiute qu'on élève Vàge de . la révolution, danë une aussi grande proportion qtië le capital ^perficiel.

Nous ne nous éloignerons pas beaucoup de la possibilité des éboses, eti supposant que pour l'aménagemetli à 100 âtis, le rapport du réveila au capital siiperflcièl sera de i 1/S pour 100; pour celui à 75 anô, de 2 pour 100 J pour celui à 50, de 3 pour 100... ; niais alors, et si Ton admet que 3 pour 100 soit le taux des placements, en bietis-fonds boisés, il est clair que rage de 50 atts est une limite supérieure que l'otl fit pourrait dépasser dah^ le choix de la réVolulioU, sans se (Condamner à une perte d'autant plus forte que la Jfévoluiion serait plus longue.

15 et 50 mû, voilà donc les âges entre lesqueb doit se Irenfernier la révolution pour satisfaire au but que Von poursuit ! -^ Si Ton veut maintenant préciser h tèiftne interxUédiaire auquel il convient de la fiïer, on poussera à leur dernière conséquence lèfs conôîdérationà sur lesquelles on s'est appuyé pour réduire la révolution de 100 à 75 ans d'abord; puis, dé 75 ans à 50 ans. Ces réductions successives pouvaient avoir, il est vrai, pour i^êsultat ^ de diminuer le revenu nèrt du fonds de bois; ittai^ elles étaient justifiées, ëtifaboildâmmeftt, par Tintérêt seul de la portion dé la gàperficié dont elles permettaient la réalisation. On se dfeait i Puisque l'intérêt du capital superficiel, réalisé et placé dans les conditions désirables de solidité, sei%

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plus grand que le revenu que ce capital me fournit sous la forme où il est, il n'y a pas à hésiter, mon avantage me commande de changer cette forme. C'était là un raisonnement très-rationnel, d'une justesse incontestable, et qui peut se traduire ainsi : Il y a avantage à diminuer la révolution, lorsque l'amoindrissement du capital superficiel qui en est le résultat, doit être accompagné d'un amoindrissement moins grand du revenu net, ou» ce qui revient au même, du capital nominal^ du capital obtenu par la capitalisation de ce revenu au taux des placements. Il ne pouvait y avoir doute à ce sujet, pour les révolutions supérieures à celle de 50 ans. Pour celles qui lui seraient inférieures, l'évidence n'existe plus au même degré ; mais il sera facile de la dégager si nous supposons qu'on soit fixé sur le capital superficiel et le revenu net correspondant, que comporte l'aménagement à un âge quelconque. En effet, pour reconnaître s'il y a ou non opportunité à adopter une révolution plus petite que celle de 50 ans, il suffira d'ajouter à l'intérêt de la somme que Ton réaliserait en raccourcissant la révolution, le revenu net que la forêt fournirait encore après ce raccourcissement, et de comparer le total au revenu net actuel .

Si l'âge de 50 ans était, par hasard, supérieur à celui correspondant au plus grand revenu moyen, la diminution de la révolution, tout en amoindrissant le capital superfirciel, aurait pour effet d'augmenter le revenu, et, dans ce cas, cette diminution serait trèsavantageuse.

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Si le même âge de 50 ans était inférieur à celui du plus grand revenu moyen, la diminution de Tâge de la révolution entraînerait celle du revenu netannuel; mais il se pourrait que la différence entre le revenu qu'on aurait retiré jusqu'alors et celui qu'on retirerait désormais, fut plus que couverte par l'intérêt de la portion réalisée du capital superficiel; l'avantage d'une révolution plus courte, pour être moins grand que dans le premier cas, n'en serait pas moins réel.

Enfin, si cette différence précitée n'était pas compensée par l'intérêt de la portion réalisée du capital superficiel, ce serait une preuve que l'on ne pourrait pas baisser, sans préjudice, l'âge de l'aménagement.

En résumé, «7 y a, dans le raccourcissement de la révolution et dans V amoindrissement du capital superficiel qui en résulte, un point d'arrêt qui est indiqué par le moment où tout amoindrissement nouveau entraînerait une diminution plus grande du capital nominal, et, en conséquence, une diminution plus que proportionnelle du revenu net.

L'exploitabilité relative au rapport le plus grand entre le revenu et le capital, est soumise à certaines lois dont plusieurs méritent d'être particulièrement signalées.

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Lois auxquelles est soumise Texploitabllité relative à U rente la p\ni

élevée.

1* VexploUabilité relative à la rente la plus élevée se réalise fresque toujours avant celle qui correspond au plus grand accroissement moyen; elle est plus rapprochée pour les arbres épars dans les champs cultivés^ que pour ceux qui sont situés dans les terres incultes, et moins pour les massifs qui ne sont pas assujettis à des éclairdes périodiques^ que pour ceux qui le sont.

2*^ Elle se fait d'autant moins attendre que les essences sont de moins bonne qualité, et moins susceptibles d'acquérir de Inutilité et de la valeur en vieillissant,

3** Enfin, et c'est le point le plus remarquable, elle est d'autant plus près de coïncider avec celle du plus grand revenu moyen^ que Vintérét de V argent est moin* dre; de sorte que cet intérêt étant nul, les deux exploilabililés se présenteraient à la même époque.

Consacrons quelques instants au développeipent de ces propositions ; car nous aurons à en tirer des conséquences pratiques intéressantes.

1*" L exploitabilité relative à la rente la plus élevée^ se réalise presque toujours avant celle qui correspond au plus grand accroissement moyen.

Cela provient de ce que la plus-value d'un bois, résultant de l'augmentation annuelle de la matière ligneuse, dans un temps donné, est ordinairement

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moindro qut la somme que proeureraient, dand le même temps, les intérêts d'un eapital équivalent à la valeur nette de ce bois. C'est dans la phase descendante des aocroissements annuels que se rencontre l'époque du plus grand accroissement moyen ; or, quand on assimile un bois à une somme d'argent placée, et qu'on veut en obtenir le plus grand profit, on ne peut, sauf de très-rares etaeptions, sous peine de manquer son but, prolonger la révolution au delà du terme qui marqua l'apogée de 1^ végétation; en effet, lorsque les bois ont dépassé cet apogée, le prix du mètre cube ne s'élève plus; la valeur de leur accroissement annuel diminue donc constamment, à partir de cette époque, avec Taccroissement lui^même^ et ne saurait suppléer à l'intérêt toujours croissant du produit en argent qu'on aurait réalisé par Teiploitatioti.

On se convaincra également, sans peine, que Vexploxtabililé relative à la rente la plus élevée^ est plus ropprœhée pour les arbres épars dans les champs cultivés^ que pour cêux qui sont situés dans des terrains vagues, si on se rappelle que pour qu'il y ait avantage à retarder la coupe, dans ce dernier cas, il suffit que la plus-value présumée de Taccroissement, soit plus grande que l'intérêt de la valeur de l'arbre, pendant un an, augmenté du prix de la feuille; tandis que, dans le premier cas, à ces éléments, il faut en ajouter un autre qui augmente chaque année , et qui consiste dans le préjudice causé à la culture arable par le développement, soit des branches, soit des racines de

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Farbre. L'accroissement de cet arbre étant supposé le même, dans les deux cas, il est évident qu'il atteindra plus tôt dans le premier que dans le second» la limite au delà de laquelle il cesserait d'être rémunérateur.

C'est, sans doute, à cette raison que tient la défaveur dont les plantations, dans les champs cultivés, sont l'objet de la part de nos agronomes les plus renommés, M. Dombasle, Gasparin, etc. (1).

Enfin, ï exploitabilité relative à la rente la plus élevée^ est plus tardive pour les massifs iclaircis périoâi" quement que pour ceux qui ne le sont pas. Cela s'explique par les produits intermédiaires que fournissent les premiers ; produits qui, en augmentant, tout à la fois le revenu net et le capital obtenu paria capitalisation de ce revenu au taux des placements, tendent à reculer l'époque où ce capital devient moindre que le capital superficiel.

2*" V exploitabilité relative à la rente la plus élevée est d'autant plus rapprochée, que les essences sont de

(i) Od applique souvent aux forêts jardinées dont on veut régler rexploiiabilité , le procédé des expériences individuelles, c'est-à-dire qu'on fail enlrer les arbres dont elles se composent dans la catégorie des arbres isolés. Ce procédé n'est pas, à beaucoup près, aussi exact que celui qui consisterait à évaluer le revenu moyen annuel et à le comparer au capiuil superOciel. Dans tous les cas, si on y a recours, il ne faut pas oublier de tenir compte du dommage causé aux sujets environnants par l'arbre d'expérience ; ce faisant, on reconnaîtra, comme la culture renseigne, d'ailleurs, que la méthode jardinatoire est de toutes la moins productive.

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moins bonne qualité et moins smceptibles d^ acquérir d$ Vuiilité et de la valetsr en vieillissant.

Aussi, pour des bois blancs qui ne seraient propres qu'au chauffage, Fépoque de la coupe devrait être plus avancée que pour des bois durs qui, propres au chauf^ fiG^e seulemetit, dans les premières années de leur existence, ne tardent pas à acquérir des qualités précieuses qu'on recherche pour une foule d'ouvrages, et qu'on paye en conséquence.

Si Ton veut saisir la vérité de cette proposition, il est encore nécessaire de se rappeler qu*il est avantageux seulement de retarder Texploitation, quand l'on est autorisé à espérer que Tintérèt du produit réalisable, joint à la valeur de la première feuille, trouvera une compensation suffisante dans la plus-value résultant de raccroissement.

Négligeons, pour simplifier la question, )a valeur de la première feuille, qui ne saurait exercer une influence importante sur la solution du problème, et dont l'absence est même de nature à corroborer notre démonstration. Ne mettons dans la balance que l'intérêt du produit réalisable, d'une part, et, de l'autre, la plus-value résultant de l'accroissement. Supposons enfin que le prix du bois reste le même, quel que soit l'âge.

N'est-il pas vrai qu'en suivant un arbre ou un massif dans ses développements annuels successifs, on ob- ^serve que le sacrifice de l'intérêt auquel on se soumet, en retardant l'exploitation, est proportionnel à la somme des accroissements antérieurs ; «tandis que la

plus-valu^ résultent de raccroiss^mmtr m coAtr^ra^ n'est jamais fonction que d'une année? Prog^emye d'abord» çU^ devient ensuite stationnaire, puis de plus en plufi petite. £n présence dun préjudice » dune p^te qui s augmente* en quelque «orle» dans une pFO« greasion géométriquep ;5e trouve donc un avantage ya-i riable dans des limites nécessairement étroites. AdmeU tons, au reste, un instant, que raecroissement annuel soit constant et représenté par i, hypothèse d'autant plu9 acceptable que Terreur qu'elle renferme affecte également les deux termes de notre compapaisop^ l^'arbre ou le massif qui vaudra 1 b 1 an» 3 à S an4« vaudra 100 à 100 ans; la plus-value annuelle «ara toujours égale à Tunité» tandis que Tintérât du prodvit réalisable, sera pour le massif de 100 ans, cent foU plus fort que pour celui de 1 an.

Mail si poua supposons, actuellement, que le prix du mètre cube grandit avec Tâge, il est incontestable que l'écart entre les deux facteurs de la comparaison en sera atténué. Pour que cet écart disparèt complètement, il fondrait que le prix du mètre cube grandit dans une progression semblable à celle que suivrait Tintérêt des valeurs successivement accumulées, ou» en d'autres termes, que le prix du mètre cube à 100 ans fut cent fois plus élevé que celui du mètre cube à 1 an.

En faitt la progression que suit le prix des bois sui* vant leur âge et leurs dimensions, est fort éloignée de celle qui aboutirait au résultat que procure raccumu*^ lati(») désintérêts*

n VnfuixTAWdn, 107

Ce que j^ viens ck dire peut encore, et an deui iwti» $# démontrer de U manière suivante :

Au lieu de considérer Taccroissement annuel, aU» traction faite des accroissements précédents représentée par le bois sur pied, considéronsi-le dans son rapport avec ces accroissements»

Soit V le volume de l'arbre, a son accroissement annuel, n son âge. Pour connatlre le irapporl à tant pour iOO, on posera

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