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DB L'IXPLOITABIUTL 139
ARTICLE IV
DB L*VmsOT9VaUTi DANS LV8 7AI|<LI8 COMPptl^S.
L'exploitabilité, dans les taillis composés, n'est susceptible d'une détermination exacte, que pour le sousbois; et elle se règle d'après les considérations et les procédés applicables au failKs simple, sauf les modifications imposées par les conditions culturales dans lesquelles ce sous-bois se trouve placé.
Aux inconvénients qu'entraînent dans les taillis simples les courtes révolutions, viennent s'ajouter dans les taillis composés, les difficultés qui en résultent pour un balivage satisfaisant. Comme le fait observer M. Parade dans son Cours de Culture, il n'est guère possible d'obtenir des futaies de bonjpe qualité et d'un fût élevé, dans des taillis composés soumis à de trop courtes révolutions.
D'un autre côté, il est prouvé par l'expérience, que les sujets qui croissent sous le couvert, perdent plus tôt que les autres la faculté de repousser.
Ainsi, il y a dans les taillis composés deux circonstances particulières qui tendent i Tune à faît»e prolonger la révolution du sous-bois; Tautre à la faire raccourcir. La nature des essences, l'état du climat, la qualité du sol peuvent seuls indiquer quelle est celle à laquelle il convient de donner la prépondérance.
iftO DE L*EXPL0ITABIL1TÉ.
Quant aux réserves, on en multipliera naturellement plus ou moins le nombre et les classes, selon l'espèce de produits qu'on voudra en retirer; mais de quelque manière qu'on s'y prenne, on ne parviendra jamais à leur appliquer un règlement d'exploitation rationnel, au point de vue économique; puisque leur destination, en tout état de cause, est d'être exploitées à des âges différents, qui ne sauraient être avantageux au même degré.
Le taillis composé, peu recommandable sous le rapport cultural, l'est peut-être moins encore sous le rapport économique.
Je terminerai ce que j'ai à dire sur Texploitabilité par la récapitulation des desiderata que comporte cette grande question.
ARTICLE V
DBS MB8URB8 A PRBNDBB POUR ASSURIR LA DlâmUflNÂTIO!! DB L'BXPLOITABILrri.
Nous avons reconnu que l'absence de tables d'expériences sur l'accroissement et les propriétés physiques des bois, rendait presque impossible la détermination rigoureuse de l'exploitabilité.
En effet, dans l'état actuel des choses, on est obligé de recourir, pour se faire une opinion sur le rendement futur, dans un temps donné ; soit à des expériences
DE l'ëxploitabilitê. 141
individuelles qui sont sans signification pour l'exploitabilité absolue, qui ne peuvent servir tout au plus que pour Texploitabilité relative aux pro(|/uits les plus utiles; soit à des cubages de massifs choisis dans la forêt même que Ton aménage» et s*éloignant plus ou moins de l'état régulier ou normal; végétant, en tous cas, dans des conditions différentes. Toutes ces expériences ne peuvent fournir que des résultats très-douteux. Il fau** drait donc commencer en France» et les commissions d'aménagement seraient, pour cela, d'un grand se« cours, des expériences sur Taccroissement et l'utilité des bois, d'après une méthode bien définie. On ne saurait assurément prétendre à constater les phases de Taccroissement et les qualités de chaque essence, suivant les mille conditions particulières, exceptionnelles, dans lesquelles elle pourrait se trouver. Parmi ces conditions, on devrait ne choisir que les plus tranchées, les plus caractérisées, eu égard au climat, à l'exposition, au sol. Je place le sol en dernière ligne, parce qu'il est établi que les soins ultérieurs et l'amendement qui en résulte, tendent à effacer les différences de qualité et de fertilité, que semblerait impliquer la diversité de ses éléments constituants et primordiaux. Quels que soient, au contraire, ces soins, on n'arrivera jamais à obtenir dans un climat sec et froid, une production aussi rapide que dans un climat chaud et humide. On ne fera jamais que, sous le même climat, la croissance ne soit pas plus rapide à l'exposition du nord parce que l'humidité y abonde, qu'à
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celle du midi parce que la chaleur y est trop intense par rapport à Thumidité.
Si Ton avait en France, suivant la latitude, l'altitude» l'exposition, la nature géologique du sol, pour chaque essence principale, des résultats d'expériences, indiquant par périodes de 20 et même de 10 anS) Taccroissement possible de cette essence en quantité et en qualité, on pourrait fonder les plans d'exploitation sur des bases a peu près certaines et rationnelles. Jusque4à on ne pourra guère faire que de Tempirisme.
DE L'BIPlOlTÀBiLiTÊ 4&S