‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 113 sur 121 · Cf. Déniosthène, xlvi, 18; xxxvi · texte numérisé non relu

Cf. Déniosthène, xlvi, 18; xxxvi

HYPÉniDE CONTKE ATHÉNOGÈNE. 299

Irainle ^ Alors donc que les testaments, par lesquels on dispose de son propre bien, ne sont pas valables s'ils blessent la justice, comment serait-il juste de confirmer dans Tintérèt d'un Athénogène des conventions pareilles où il dispose de mon bien à moi? Si, pour régler ses affaires, on fait un testament 18 sous l'influence d'une femme, l'acte sera nul, et quand je me suis laissé enjôler par la maîtresse d'Athénogène, il faut que je sois ruiné pour cela, moi qui puis invoquer un grand secours, la teneur même de la loi, ayant été contraint par ces gens d'accepter ce contrat. Et tu viendras ensuite te prévaloir des conventions que vous avez scellées en surprenant ma candeur insidieusement, toi et ta maîtresse. Trompé par les machinations dune femme, persuadé que vous me vouliez du bien, j'acceptai le contrat aux conditions que vous proposiez ; et tu pensais que c'était peu de prendre les quarante mines [que j'allais perdre], tu voulais encore me voler cinq ■ talents, après m'avoir pris, comme un gibier, dans un piège à loups.

« [II vous dira sans doute qu'il ne pouvait connaître 19 les éranes secrètement fournis à Midas ni les sommes qui lui avaient été .prêtées à intérêt. [Eh, moi, qui ne IX me suis pas appliqué] aux choses du commerce, j'ai pu tout doucement, en trois mois, apprendre le montant des créances et des éranes ; et cet homme, fils et petit-fils de parfumeur, qui ne bouge de la place toute Tannée, qui possède trois boutiques de

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