‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 14 sur 121 · L.\ CROVANCF. A l'iMMORTALITK DE L'aME. aJ · texte numérisé non relu

L.\ CROVANCF. A l'iMMORTALITK DE L'aME. aJ

chose de plus et que les paroles prononcées par le hiérophante, sans donner un enseignement proprement dit, sans développer une doctrine, devaient cependant contenir une promesse formelle du sort réservé aux initiés. Sur ce point, M. Foucart s'est rencontré avec M. Rohde ; mais tandis que ce dernier se contente de cette affirmation générale, M. Foucart s'éfTorce de pénétrer plus avant, de deviner et de préciser.

Nous savons que les initiés n'étaient pas simples spectateurs, mais qu'ils prenaient une certaine part à quelques-unes des scènes déroulées sous leurs yeux. Les anciens nous parlent de courses dans les ténèbres, de terreurs, de frissons, auxquels succédaient une lumière merveilleuse, de riantes prairies, l'apparition de divinités augustes. Dans les Grenouilles d'Aristophane, on voit le chœur des initiés danser sur des prés fleuris, éclairés par un soleil qui ne luit que pour eux. Avant d'arriver au séjour des bienheureux, les personnages de la comédie passent par des lieux effrayants, peuplés de serpents, de bètes féroces, de toutes sortes de monstres. Ces scènes ne reproduisent pas ce qui se voyait à Eleusis (une pareille profanalion n'eût pas été tolérée sur le théâtre d'Athènes), mais elles y font allusion. Dans un drame d'Euripide, Héraklès dit qu'il a pu descendre aux Enfers et combattre avec succès le chien infernal parce qu'il avait été initié à Eleusis ^ Telle était, d'autres témoignages " le confirment, la vertu qu'Eleusis attribuait à son

1. Euripide, Héraklès, G13 : Ta ij.u(T-tov ô' opyi' TiCt-j/Tit' lôcov,

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