Platon], Axiochos, 13. Diodore, IV
56 ÉTUDES sun l'antiquité grecque.
inilialion. En combinant ces diverses données, M. Foucart arrive à former une conjecture extrêmement plausible. « Pendant que les initiés erraient dans l'obscurité, à mesure que se déroulaient devant eux des tableaux effrayants, le hiérophante leur indiquait la route à suivre, les dangers à éviter, les noms véritables des divinités amies et ennemies, les paroles à prononcer pour avoir accès dans telle ou telle partie. » Ces paroles étaient le sésame qui ouvrait les champs élyséens et constituaient le secret qu'on ne pouvait divulguer sans impiété (xà àTroooYjTa).
Les Mystères orphiques différaient des Mystères d'Eleusis sur beaucoup de points importants, mais, en somme, ils donnaient les mêmes espérances, faisaient les mêmes promesses. Voilà ce qui justifie le rapprochement dont M. Foucart se sert à l'appui de sa conjecture. Il invoque les vers orphiques cités plus haul, et notamment ceux que nous n'avons mentionnés qu'en passant, afin de les réserver pour cet endroit. Ils forment la plus longue et la plus remarquable des inscriptions sur feuilles d'or.
« Dans la demeure d'Hadès, tu trouveras à gauche une source et près d'elle un cyprès blanc ; garde-toi des eaux de cette source, ne fût-ce que pour en approcher. Tu en trouveras une autre, aux eaux fraîches et vives * qui proviennent du lac de Mémoire. Des gardiens se tiennent devant. Dis : « Je suis enfant « de la terre et du ciel étoile, mais moi (c'est-à-dire « l'âme lavée par l'initiation de la souillure transmise