Démosthène, Aristogiton, I
3. Plante, Captifs, V, 4, 1 : « Vidi egomulla saepepicta qruae Acherunti fièrent cruciamenta. »
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tout lini avec la mort (et il convenait de tenir compte de cette partie du public), l'orateur continue : « Mais si les défunts conservent le sentiment et si la divinité s'occupe d'eux, comme nous le croyons (ôWrep uTioXapt- 6xv&f/£v slvai), ces guerriers, qui ont combattu pour défendre les honneurs des dieux, jouiront sans doute des plus grandes faveurs de la divinité'. » Plus haut, l'orateur avait montré Léosthène et ses compagnons d'armes accueillis dans l'Hadès par les héros du siège de Troie et des guerres médiques, morceau brillant, qui ne s'écarte pas, il est vrai, des conceptions homériques, mais qui est cependant unique dans ces discours officiels, et qui laisse, lui aussi, entrevoir que, vers la fin du iv'= siècle, on commençait à se préoccuper davantage de l'au delà.
Il est des moments où le souvenir d'un mort s'anime, où son image se présente avec plus de force à l'esprit des survivants ; alors on se figure volontiers que le défunt est présent en réalité. Lysias accusele meurtrier de son frère et des autres défenseurs de la démocratie. « Je crois, s'écrie-t-il dans la péroraison de son discours, qu'ils nous entendent et qu'ils connaîtront vos votes : ils sauront qui de vous les venge et qui les trahit ^ » Comment le sauront-ils? L'Oreste d'Euripide va l'expliquer. Il dit à Ménélas, dont il réclame le secours : « O frère de mon père, crois que son âme, présente ici, quoiqu'il soit sous la terre, voltige au-dessus de toi et t'adresse les mêmes prières