‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 3 sur 121 · Cf. Iliade, III, 278 et suiv. ; XIX, 259 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Iliade, III, 278 et suiv. ; XIX, 259 et suiv

terrain, tout en étant flottante, incertaine, sans forme arrêtée. Pour tout ce qui concerne la condition de l'homme après la mort, il n'y avait aucune croyance qui s'imposât, qui fit loi, et les idées les plus diverses existaient en même temps, M. Rohde signale quelque part dans son livre ' la trace isolée d'une croyance qui se rapproche de la mythologie Scandinave. Les Tritopatores étaient adorés à Athènes comme les âmes des ancêtres, devenues les esprits des vents. D'un autre côté, le terme cx-.â, ambra, dont les poètes se servent souvent pour désigner les défunts, n'indiquerait-il pas une superstition commune à beaucoup de peuples, à savoir que l'ombre jetée par les corps, leur image noire, est cet autre moi qui descend dans la tombe? Du temps d'Aristophane, on entendait dire que les hommes deviennent des étoiles après leur mort '. Je ne sais d'où vient cette idée, qui n'est peut-être pas très ancienne en Grèce ; mais on voit combien il est malaisé de rien dire de général lorsqu'on se trouve en face d'une si grande diversité d'opinions et de croyances.

Quand on suit ainsi, à travers les siècles, les variations du culte des défunts parmi les Grecs, et qu'on essaye de remonter aux origines de ce culte et des croyances qu'il implique, on est amené à se poser une question d'une grande portée, à se demander quelle place historique ces croyances occupent dans le développement des croyances religieuses. On con-

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