‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 34 sur 121 · Pausanias, X, 29,9. Panyassis, fr. 9 Kinkel · texte numérisé non relu

Pausanias, X, 29,9. Panyassis, fr. 9 Kinkel

LA CROYANCE A l'hIMORTALITÉ DE l'aME. 93

supplice de Phlégyas n'est pas, à notre connaissance, mentionné avant Virgile. Phlégyas passait pour avoir incendié le temple de Delphes ' ; c'est là que son châtiment a dû être imaginé. Il s'agissait, pour les prêtres, d'inspirer l'horreur du sacrilège : ainsi s'expliquent, suivant nous, le grand développement donné à ce supplice et la circonstance que Phlégyas proclame l'avertissement salutaire qui avait été placé par Pindare dans la bouche d'Ixion. Nous n'admettons pas que \'irgile ait recherché une vaine originalité en « démarquant « Pindare, dont les odes étaient familières à tous les lettrés de Rome. Où a-t-il pris une autre particularité ? Je ne sais, mais il n'a sans doute pas inventé que Fihadamante siège dans le Tartare. La tradition la plus répandue place Rhadamante dans les îles Fortunées. Y a-t-il quelque rapport entre le rôle attribué à Rhadamante dans V Enéide, et le fait, rapporté par Diodore, que le frère de Minos punissait avec une rigueur implacable les pirates, les impies et les autres malfaiteurs ? ^

S'il est difficile d'indiquer le modèle grec du Tartare de Virgile, son Elysée et sa vallée de Léthé portent la marque évidente de leur origine. Le soleil souterrain, les exercices de la palestre, les danses et les chants, les figures d'Orphée et de Musée ; la roue [rola] des existences, le cycle millénaire et le passage des âmes en d'autres corps, tout est conforme aux doctrines orphico-pylhagoriciennes. On reconnaît,

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