‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 58 sur 121 · Fr. VII · texte numérisé non relu

Fr. VII

cieiodixcvo'.), mais de disputer bravement à l'ennemi ce pays (v7|ç TTsçl TTicSs). Cc pays, le pays dans lequel se fait la guerre, n'est sans doute pas la Laconie; il s'agit des cantons de la Messénie où des Lacédémoniens s'étaient établis depuis trois générations : c'est là le sol natal (y-?, Trarp:'?) qu'il faut défendre. S'ils fuient, ils seront obligés d'évacuer la Messénie, de suivre l'exemple de ceux qui s'étaient retirés avec leurs familles en Laconie, privés de leurs biens, errant de lieu en lieu, et mendiant leur pain'. C'est ainsi que j'explique les vers cités par Lycurgue. Ils font allusion à une situation toute particulière, celle qui provoqua la demande d'une nouvelle répartition des terres. Aristote nous apprend que Tyrtée en avait parlé ^ et c'est là un autre fait précis à ajouter à ceux que nous avons énumérés plus haut. On lit dans VIliade et dans les fragments de Kallinos des exhortations semblables, mais il faut remarquer que les motifs invoqués sont d'une nature générale; l'argument employé par Tyrtée est tout à fait spécial.

Fort de cet argument, le poète continue: « S'il en est ainsi, si l'homme qui erre sans domicile n'obtient point d'égards, point de pitié, combattons courageusement pour ce pays^. »

On prétend qu'un poète très ancien ne construit

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