‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 60 sur 121 · Iliade, XII · texte numérisé non relu

Iliade, XII

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3. C. Mueller attribue cette tirade à tort au discours de Silène et en fait le fragment 77.

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Ailleurs, Tyrtée déclare qu' « il ne ferait nul cas •d'un homme, quelque agile qu'il fût des pieds ou fort à la lutte, eût-il la taille et la force des Cyclopes; l'emportât-il à la course sur Borée de Thrace, fût-il plus beau que Tithon, plus riche que Midas et ■Cinyras, plus roi que Pélops le Tantalide, eût-il la langue d'Adraste, douce comme le miel, eût-il toutes les vertus sans le courage guerrier, je ne l'estime pas : il n'est pas brave un jour de bataille ' ».

Ces vers sont d'un tour très oratoire, je n'en disconviens pas; mais le sont-ils plus que ceux qu'Homère place dans la bouche d'Achille refusant les présents d'Agamemnon? « Non, quand même il m'en offi'irait dix fois, vingt fois davantage, tout ce qu'il possède maintenant, tout ce qu'il pourrait acquérir par la suite, autant de trésors qu'il en afflue dans Orchomène et dans Thcbes d'Egypte, ville où tant ■de biens sont accumulés dans les maisons, qui a cent portes et qui peut, par chaque porte, faire sortir •deux cents guerriers avec chevaux et chars, quand même il m'offrirait des présents innombrables comme le sable et la poussière, non pas même ainsi Aga-

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