Tyrtée, fr. IX
« Immortel malgré la mort », cela rappelle les oraisons funèbres attiques. Il est vrai que Simonide y avait préludé dans ce qu'on peut appeler ses oraisons funèbres en vers, quand il disait des Spartiates morts aux Thermopyles : « Leur tombeau est un autel » (êtop-bç o'ô Taooç). Le vieux Kallinos avait déjà mis le vaillant défenseur de la patrie sur le même rang que les demi-dieux (a;'.oç ■r^u.ibéiûv^), et l'usage de l'héroïsation est très ancien. On peut croire, enfin, que de vieux recueils, tels que celui de Tyrtée (il comprenait cinq livres, s'il faut en croire Suidas) restèrent longtemps ouverts et s'enrichirent de couplets plus récents et même d'élégies complètes.
Il est vrai que nos Élégies ne sont pas écrites en dialecte laconien; dans tous les cantons de la Grèce, la langue de l'Élégie est la langue d'Homère, c'est la langue du genre. Et qu'on ne dise pas que les Lacédémoniens du vn'= siècle n'eussent pas compris cette langue. De bonne heure des rapsodes ambulants répandirent d'un bout de la Grèce à l'autre les récits épiques composés dans cette langue. Quand Alcman dit aux jeunes filles de Sparle, <> aux vierges aux doux chants, à la voix aimable », que son âge ne lui permet plus de danser avec elles, et qu'il voudrait être le cériile, qui traverse les flots porté sur les ailes des alcyons,
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il se sert de cette même langue. Il dit àXtuopcpupoç