Kallinos, fr. I
'202 lÎTUDES Sun l'antiouitk grecque.
sVapoç opv'.ç, tandis que dans ses poésies familières il appelle le printemps to Ftip*. Les hexamètres d'Alcman ne se distinguent de ceux d'Homère que par l'emploi discret de quelques dorismes. On en trouve aussi dans les vers de Tyrtée. Il dit oriy-dTaç àvopaç, os^-oTaç o!jj.c6!IovTeç-, en abrégeant la désinence de l'accusatif pluriel de la première déclinaison. Des formes dialectales qui n'étaient pas protégées par le mètre ont pu être efîacées par les copistes. Dans fr. II, 6, les éditions portent S-7.sty,ç; mais il y a la variante S-n:asTa;. Dans fr. IX, 6, Bergk a rétabli la fin d'un pentamètre en substituant à jxaXXov la vieille forme [ji-àXiov, attestée par Hésychios. D'autres indices ne permettent pas d'attribuer nos Élégies à un poète attique de la fin du v* siècle. La première syllabe de xaXo; y est toujours longue (II, 9; VII, 1; VII, 30). Il ne reste que peu de chose des Élégies de Critias; cependant xaXdç s'y rencontre trois fois, et toujours avec a bref suivant l'usage attique (I, 14; II, 19; II a, 2). Je ne pense pas non plus qu'un poète de cette époque eût admis l'hiatus avant 'Éoy^^ (îr-'ova "soya, III, 7; o6ptaa 'épyx, VIII, 27) par souvenir d'un digamma disparu. Cf. -nept f, Trarpiot (VII, 2), et peutêtre vsfASdTjTà loelv (VII, 26).
Les Élégies ont fourni à M. Schwartz un argument d'un autre genre à l'appui de sa thèse. On y lisait, à ce que rapporte Strabon, que Tyrtée avait présidé lui-même aux opérations de la guerre soutenue par les Lacédémoniens ((f Tjcrtv aÙToç ffTpaT'/jyTjaat tov TrôXejxov