‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 7 sur 121 · Orphica, fr. 226 Abel · texte numérisé non relu

Orphica, fr. 226 Abel

LA CROYANCE A l'iMMOUTALITÉ DE l'aME. 41

sique: c'est bien lidéal grec, une vie de loisirs noblement remplie, une fêle olympique sans fin. D'autres promettaient de joyeux banquets, du vin à flot, l'ivresse des convives ' ; c'est un idéal quelque peu thrace. Je ne sais quelle idée ils se faisaient de la nature des âmes sorties de leur prison; ils ne savaient peut-être pas au juste eux-mêmes; mais ils ne les concevaient certainement pas comme de purs esprits.

// Les initiés parviennent à la suprême félicité par la grâce de Perséphone et des autres dieux auxquels s'adresse le culte des mystères. Perséphone figurait déjà dans les vers de Pindare. Quant à Eubouleus, faut-il l'identifier avec iladès ou avec Dionysos? Je ne sais. Sur une feuille d'or- difficile à déchiffrer et à comprendre, on a relevé les noms de nowTÔyovoç, I^'7| ~'X'j.i).r^zo30y Ku[i£Àr,, Kopr,, Tû/r,, <i>7.vrjÇ, Ar,aY,Tr,3. Protogonos et Phanès, étrangers aux croyances populaires et à la mythologie usuelle, appartiennent à la cosmogonie orphique et marquent bien l'origine de nos tablettes. Ces textes trouvent leur complément et leur illustration dans certains vases découverts dans le même pays et remontant à la même époque ^ On y voit, en effet, Orphée intercéder auprès de Perséphone en faveur des fidèles initiés à ses mystères. C'est tantôt un jeune homme, tantôt toute une famille, dont il demande l'admission dans le séjour des bienheu-

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