Voir Platon, Rép., II, p. 363 D
2. CompareKi, Journal of Hellenic stiidies, III, p. IJ 5; Fiorelli, Notizie degli scavi, 1879, p. 157; Dieterich, p. 36.
3. Kiihnert, Unteritalische Aekyien, dans Jahrbuch des k. deulschen archaeolocj. Inslit., Berlin, 1893, p. 101.
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reux. Les mysles se reconnaissent à la couronne de myrtes qu'ils portent. Dans une de ces peintures, Hadès est près de Perséplione, et ils semblent délibérer entre eux.
On aura remarqué combien Tamo que l'on fait parler dans une de ces inscriptions insiste sur sa pureté : elle se dit pure, issue de pures [é-/, xaOapwv y.aOapi), et elle aspire au séjour de ceux qui sont exempts de souillure i i'osaç EÙayécov). Les dévots adorateurs de Dionysos avaient coutume de s'appeler les purs et les saints (xaCapo;, ôctot). Ils prétendaient acquérir la pureté par des lustrations, qui enlevaient la souillure matérielle ; par des extases, qui les mettaient en communication avec le dieu; enfin par des abstinences. On sait que les principes de la secte, proclamés par les poèmes orphiques, interdisaient toute nourriture animale. La perfection de la vie orphique {'i>(oç 'Opsixoç) consistait dans une rigoureuse chasteté. Souvent cette prétendue sainteté n'était que de l'hypocrisie, et l'ascétisme cachait la débauche. Euripide a flétri ces tartufes païens dans une invective prêtée au père d'Hippolyte '. Mais ailleurs le même poète s'est plu à orner de toutes les vertus une figure sacerdotale qui répond bien à l'idéal orphique ; c'est le personnage de Théonoé dans le drame d'Hélène. Son entrée en scène ■■ est fort curieuse. Elle fait porter devant elle des flambeaux, afin de purifier l'air, parce qu'elle ne veut respirer que l'éther céleste. Une autre torche balayera le sol de la souil-