‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 78 sur 121 · Pindare, .Vem., V · texte numérisé non relu

Pindare, .Vem., V

patrie pour Pindare, il semblait être le poète privilégié de ce pays ; nous voyons maintenant que des Eginètes s'adressaient aussi à Bacchylide et qu'il partageait avec son grand rival la clientèle de la noble famille des Psalychides. Aux fêtes d'Athènes et de Sparte, on entendait chanter des compositions de Bacchylide. Il était le bienvenu à la cour de Syracuse, on le savait déjà; on sait aujourd'hui que jusqu'à la fin de sa vie, Hiéron aimait à faire célébrer ses victoires par le poète de Céos. S'il faut en croire un scholiasle', le prince le préférait à Pindare; Bacchylide fait-il allusion à cette préférence quand il déclare qu'Hiéron est l'homme de son temps qui se connaît le mieux en poésie? Quoi qu'il en soit, nous croyons que le poète ressuscité sera aujourd'hui préféré par beaucoup à Pindare à cause d'une qualité dont nous avons oublié de parler, la simplicité et la clarté de son style. Les lecteurs lui sauront gré de le comprendre facilement.

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