‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 82 sur 121 · Platon, Républ., II, p · texte numérisé non relu

Platon, Républ., II, p

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de n'avoir pas essayé de mettre en vers la guerre de Troie tout entière (xbv tioXsjxov tto'.sïv ô'Xov '). Dans les Grenouilles d'Aristophane (v. 1052), Euripide se défend en disant qu'il n'a pas inventé la fable de Phèdre, mais qu'il l'a prise dans la tradition. noTspov o'oùx clvxa Xo'ycv toîjtov irspl ty,ç «tatoia; ^uvéOTjXa. Si le mètre l'avait permis, Aristophane aurait pu dire êTrûiTjffa, dont çuvéÔTixa est l'exact équivalent. Platon écrit dans les Lois (XI, p. 935 c) : Tou x'/jv p.£Xojot'av ^uvôÉvxoç TTOLYiXou. Icl encorc on pourrait remplacer çuvOEÎvai par TTOLTicrat, verbe qui répond exactement au verbe français composer.

Le verbe Tioistv signifie souvent dire en vers et peut être remplacé par Xéys'.v, dont le sens est, à la vérité, plus compréhensif. Hérodote, en citant une sentence de Pindare qu'il approuve, s'exprime ainsi : 'OpOwç [/.oi Box££'. Iltvoaço; ■koki-^cx'. vojxov Trâvxwv ^a^iiÀsa cprjçaç £lva'.^ « G'estavecjustesse quePindaremeparaîtavoir dit en ses vers que la coutume est reine du monde. » Un contemporain d'Hérodote, le poète Ion de Chios, raconte comment Sophocle loua un jour à table un vers de Phrynichos; voici le propos qu'il lui prête : 'Qç xaXw; <l>pûv'./oç l7ro''T|<7£v e't'Traç* « AâaTrst o'Im irop^usatç 7rapr,<n çxoç 'Éptoxoç ». « Comme il est beau le vers de Phrynichos où il dit: Sur les joues purpurines brille

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