Aristole, Poét., ch. xxii
2. Voir Hérodote, III, 38. Aoy.éîi ôpÔcS; 7ro'.r,Ta'. z^t^to.; ne veut pas dire ici « il semble avoir bien fait de dire ». Le verbe Ttocr,aat désigne la composition poétique. La comparaison du passage d'Ion, que nous allons citer dans le texte, ne laisse pas de doute à ce sujet. Cf. aussi Hérodote, IV, 13 : "Ecpr, St) 'Apto-Tér,;... TTOtÉwv ËTisa àçi/.éaôat iç 'laaricôvaç. IV, 16 : 0%/SÈ o-Jto; èv (x-jzo'.ai Toïç STTEai Ttoiéwv ï^r\(7ô àcpty.éaôat.
l'origine du mot « POÈTE ». 241
la lumière d'amour. » Un des convives, un maître d'école, combat ce sentiment en disant: Oùx eZ e'îcr/.e. <ï>pJvi^oç TTosoupéaç eÎTTwv ràç 'pji^o-j^ xou xaXov. « Phrynichos ne s'est pas bien exprimé en appelant purpurines les joues d'un bel enfant. » On voit que cïpY,x£ répond ici à £-o''t,(7£v'. Je puis même citer un exemple encore plus ancien de cet idiotisme : il se trouve dans un fragment du vieil Hécatée conservé par le scholiaste d'Euripide et qui doit être rétabli ainsi : '0 os AryuTïTOî a-jToç p.3vo'Jx Y^ÀOsv £'.ç "xVpyoç, -aTo£ç oà, ojç jxàv 'Hctoooi; £Tro''T,ff£, TrevTrjXovTa, coç oà èvà) X^yw, oùos £'i<Cxo>(r'. ^. « xîlgyptos ne vint pas lui-même à Argos, mais ses fils y vinrent, qui étaient, comme Hésiode a dit en ses vers, au nombre de cinquante, mais qui n'étaient, comme je dis moi, pas même vingt. » Un autre idiotisme, voisin de celui que nous venons de signaler, consiste à employer le verbe -c.cïv dans le sens de faire des vers. Aristote dit IPoét., ch. xxii) qu'il est facile de tourner des vers si on vous donne la permission d'allonger les mots à votre gré comme faisait Homère :■ Pio'.ovTToiâiv £'; T'.;; ooj<:£'. £/.T£''v£;v £-i' o-OfTov^SoJXsTX'.. Souvent 7:o'.£;v, écrire envers, est opposé à Aiyv.w^ écrire en