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« My. — Je sais, Philinna, que je parle à une amie dévouée, aussi le dis-je toutes mes affaires. Telle est la situation où je me trouve.
« Pn. — Par Déméter et Koré, en entendant ton récit, mon enfant, je suis tentée d'aller vers cette porte [elle désigne la porte de la maison de Gorgias] et d'appeler dehors cet imposteur, pour lui dire ce que je pense de lui.
« My. — Non pas, Philinna, qu'il aille se promener !
« Ph. — Se promener! que dis-tu? Se pendre' 1 Un homme pareil, qui contracte mariage après avoir mis à mal ta fdle ?
« My. — Trêve de paroles ! voici Davus, leur valet, qui vient de la campagne. Ecartons-nous un peu, par ici.
« Ph. — Que nous importe, dis-moi, d'observer cet esclave ?
« My, — Cela pourrait être opportun, par Zeus. >■
Davus, qui entre avec les paniers de fleurs pour les noces, est de la maison de Gorgias, non du campagnard. S'il était esclave de ce dernier, il dirait à Syrus, en lui remettant les fleurs, de quelle part elles viennent; il n'appellerait pas son maître ô KXsai'vsToç (v. 46), et il ne parlerait pas comme il fait au vers 56 des gens d'une maison dont il ferait partie lui-même. S'il est au fait de ce qui s'est passé chez Cléénète, c'est qu'entre voisins de campagne tout se sait : les valets causent entre eux des affaires de leurs maîtres.
1. Le jeu de mots serait mieux rendu par le latin : VaLeat. — Quid valeat '! Immo pereat.
Peut-être aussi le fils de Myrrhiné lui a-t-il fait des confidences.
35 AA. 'Aypov ysutpytïy £y(T£[êÉoT£pov o-j6]£va<i;>
36 ol\j.(xf 9£p£i yàp (xypptvr,v, •/.ittôv, <6à<pvr|V^, 36' <a-j-ô[X3tToç o-jTcj;, OG-a ÔeoÏ; 6-J£iv> xaXbv
av6v|, T0<73cjTa" Tx/Xa 5' [av ts; y.aTa6i),]r,, à7t£'ôa)7.£v ôp6w? xai Siy.atwç, où [tîXéov], à).).' avTci tô [jLÉTpov. — 'O S-jpo;, EEffévîvy' ôfjLôjç'. TtavTa [Ô7r]ôi7a ç£poa£v" Ta-jTa Tiàvr' tlz tov: vâjxo-j;.
M. Nicole a tiré de Stobée {Flor., 72. ."), fragm. 96) les suppléments des vers 35 et 36 ; du Scholiasle d'Aristide ip, 541, 31 Ddf., fragm. 96) le supplément du vers 37. Il a comblé les petites lacunes des vers 38 et 40 et il a reconnu la lacune entre xitto'v et xaÀov. î Voici le fragment cité par Stobée :
'Aypbv E-jTEoÉOTïp&v y£(opY£Ïv o-J&£va ol(Aaf ç£p£: yàp ôaa Oïoïç â'v6r, y.aXâ, xtTTÔv, 5i3vir,v y.piGà; S" èàv (jTTîipw, Ttivj ôt'y.ato; wv i,TzéoMy' otxç àv xataoâXo).
Je me suis servi du deuxième vers de ce morceau pour combler en partie la grande lacune du papyrus; la ressemblance des deux morceaux m'y autorisait. jMais, tout en étant très semblables, ces morceaux diflerent trop pour qu'il soit permis de considérer le plus court comme une rédaction abrégée de l'autre Il doit être tiré d'une autre comédie, quoique Stobée. par une confusion singulière, l'attribue au rs^ryo-:. Lequel des deux textes Ouintilien avait-il en vue quand il écrivait : « Oiios ego exisliino, si quod in his finibiis uherius invenerint soliim fevlilioremve segelem,