‹ Études sur l'antiquité grecqueChapitre 99 sur 121 · Cf. Anth. Palat., V · texte numérisé non relu

Cf. Anth. Palat., V

Tbv (jooapbv IIoÀÉfjLwva, tov àv 6y(x£).Yj<Ti Mîvivopo'j xeîpavxa YÀ-jy.spo-j; ttjç àlôyo-j 7r).07.â(jio-j;.

Scaliger proposa de lire D.jxèpa;. Il avait bien deviné le nom ' de la belle; je ne voudi-ais cependant pas adopter sa conjecture : D.-jy.îpa; tt,; à/.ô/o-j ne me parait pas heureux. A^athias s'est contenté de faire allusion au nom propre, comme fit Malherbe en écrivant : « Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses. «

couvrait le visage sous les yeux du spectateur quand Phèdre lui déclarait son amour incestueux ; la traduction Hippolyte voilé n'est pas assez exacte. Nous savons par le nouveau fragment ce qui provoqua les soupçons du soldat. Glycère avait vu en secret un jeune homme. Mais le visiteur n'était pas un amant, c'était son propre frère. Ayant ainsi retrouvé sa famille, l'outragée quitte la maison de Polémon pour aller chez son père, Pataikos. Les deux maisons, voisines pour les besoins de l'action, se trouvent sur la scène. Glycère est assez généreuse pour pardonner à l'amant, qui promet d'être à l'avenir plus sage, et la captive, redevenue libre, devient son épouse légitime. Cette dernière porte le nom de l'amante de Ménandre. En prêtant à son héroïne un caractère doux et aimable, le poète voulait-il rendre hommage à une femme qu'il chérissait tendrement? Dans une lettre composée par Alciphron, Glycère dit que son amant l'avait mise sur la scène dans un de ses drames ' ; comme le nom de Glycère revient plusieurs fois dans le répertoire de Ménandre, nous n'oserions affirmer qu'elle fait allusion à la IIsp'.xstsoaÉvY,. Que notre fragment soit tiré de cette comédie, on ne saurait en douter, puisque nous y retrouvons le nom de Polémon et quelques mois v. 11-12) cités comme étant de Ménandre et déjà rapportés à cette pièce par une heureuse conjecture de Meineke.

Voici maintenant le texte, avec la traduction française, du fragment, complété par des suppléments,

1. Tî) Spôcjjia ï^ u> (JL£ Y^TP''?°'î> Alciphron, Lettres, II, 4. 20.

soit certains, soit probables ou simplement possibles. J'indique en note ceux que j'emprunte aux éditeurs ou à F. Blass, qui les avait aidés de ses conseils '. La première scène conservée, mais tronquée au commencement, se passe entre le soldat et une de ses esclaves, personne avisée et, à ce qu'il semble, bien vue de Glycère.

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[J.ây£tpOÇ EVÔOV ÈO-Tl, Tf|V -JV 6[U£'ÏW.]

AQ. Kavo'jv ëk TtoO, zal tôcX).' à Seï;

no. Ka[vo-jv jjiEV o'jvj

•jOTEpOV Èvip^cT', àXXà TTiV V/V <J-{p[aTT£Ta).

î\IâXXov Ô£ xàyôj <o->T£3avov àTtb Pw[(j.oû ôeoC]

1. Les lettres disparues sont placées entre crochets droits; celles que le copiste avait omises sont entourées de crochets obliques. Ces derniers crochets servent aussi à indiquer les changements d'interlocuteur qui ne sont marqués dans le manuscrit ni par deux ]>oinls, ni par la paragraphos.

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