ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE -DAME- DE -SÉRIGNAC
longueur largeur hauteur
Abside .... 5m 00 7m00
Chœur .... 7 60 7 00 14m80
Nef 16 60 11 50
Il est peu de petites églises qui aient subi autant de remaniements que celle de Sérignac. Les revêtements en petit appareil des gros murs de la travée du chœur et la porte ouverte dans la façade occidentale sont peut-être antérieurs au xie siècle*. Je ne me prononcerai pas à cet égard. L’abside , qui est à cinq pans à 1 ’ extérieur et circulaire à l’intérieur, doit dater seulement de la fin du xne siècle , ou du commencement du xme**, ainsi que la coupole a huit pans (deux grands et deux petits côtés) sur pendentifs qui recouvre la travée. Cette voûte , ouverte au sommet , repose sur l’extrados d’arcs brisés à retraites qui correspondent à des dosserets cantonnés de demi- colonnes. Les chapiteaux, d’un style bien caractérisé , sont décorés de deux rangs de feuilles épaisses et crochues.
La structure intérieure de l’église de Sérignac se rapproche trop de celle de l’église de Saint- Caprais
* Ce portail a bien certainement un caractère archaïque qui le distingue des autres ; mais si d’une part on peut le rapprocher du portail de l’église carolingienne de Distré (Maine -et - Loire) (voir descript. et fig. dans Y Abécédaire d'archéologie de M. de Caumont, éd. 1868, p. 93,) d’autre part on peut le comparer aussi à la porte de Saint-Étienne de Nevers , de la fin du xi* siècle. (Voir descript. et fig. dans le Die. rais, de l’archit. fr. de M. Viollel-Le Duc, t. vu, p. 395.)
** L’église de Sérignac existait certainement avant la fondation de la bastide qui date seulement de la seconde moitié du xin* siècle.
En 1273 , Gaston , vicomte du Béarn et Gaillard , abbé de Figeac , octroyèrent des coutumes aux habitants de la ville de Sérignac, qu'ils venaient de fonder. (Archives départementales. St E. Sérignac , A A.)
DE L’AGENAIS
(le - Lerm , pour qu’il soit nécessaire cl’en reproduire le plan et la coupe.
Les murs de clôture de la nef appartiennent à diverses époques. L’un , au nord , en petit appareil , qui accuse la première construction, est divisé audedans par trois arcades extradossées plein cintre sur pilastres. L’autre, celui du midi, moins ancien, sans arcature, sans contre -forts , est construit en moellons de grandes dimensions. La plupart des contre- forts qui entourent l’église constituent des additions postérieures ; ils n’ont pas de solidarité avec les murs qu’ils appuient. En somme , l’église entière n’est qu’un assemblage de pièces disparates. Il n’y a pas de voûte à la nef.
Les fenêtres ont été pour la plupart retouchées. Il en est une , dans la partie gauche du chœur , qui paraît ancienne et dont l’ébrasement offre une particularité curieuse. Les montants sont à angle droit du côté de l’abside, tandis que dans la direction de la nef leur obliquité est exagérée. L’épaisseur des murs sur ce point, est de lm 60. Cinq fenêtres étaient autrefois ouvertes dans l’abside.
La porte, dont j’ai donné le dessin en tête de l’ouvrage ( pl. i, ) se compose : de grandes archivoltes aux claveaux emboîtés par leurs extrémités en dents de scie; d’un bandeau orné de billettes; de deux tores; d’un bandeau à figures saillantes qui représentent assez bien un écusson orné de petites roses à huit feuilles.
Le sommet du clocher se termine en octogone par le ravalement des angles. C’est une tour surmontée d’une flèche ( hauteur totale 36 mètres ) dont les arbalétriers sont tordus en spirale. Cette curieuse charpente date sans doute du xvie siècle. Une tourelle carrée, accolée au sud, renferme l’escalier.
La coupe octogone du haut du clocher et de la coupole, la coupe pentagone de l’abside sont à remarquer.
Ces divisions à huit pans ou à cinq pans (la seconde figure revient à la moitié de la première) se retrouvent dans plusieurs églises romanes de l’Agenais, dans les coupoles, dans les socles des colonnes, etc.