COUPES TRANSVERSALE & LONGITUDINALE D’UNE TRAVÉE
Échelle à Om,OOï5 pour mètre .
porte , ouverte au nord , offre à peu près les mêmes divisions, mais son ornementation est plus simple.
Un cordon parcourt toute la façade, glisse sur les contre - forts , monte ou descend sous l’appui des fenêtres , en décrivant des angles droits. Ces déviations anguleuses des cordons sont encore une imitation du style anglais.
La rosace, placée au centre de la façade, est trèsdéveloppée et d’une belle Composition dans son ensemble. Elle est ornée de quatre feuilles aux lobes arrondis encadrés par des cercles, et de trèfles lancéolés dessinés dans des triangles curvilignes.
Une tourelle , à coupe octogone , appliquée sur la façade , renferme l’escalier.
Le pignon de l’église est surbaissé.
Le clocher, à gauche du chœur, n’a pas de caractère ; d’ailleurs il est moderne. Il a remplacé une tour , élevée sur la façade , qui fut détruite par un grand orage le 17 juin 1672 \
A l’extérieur , des corniches s’étendent à niveau de l’amortissement des murs des bas-côtés et de la nef principale. Les premières, très -massives, sont composées de gros tores interrompus et de groupes de feuilles énormes repliées et frisées ; les secondes sont formées de fines moulures rectilignes.
Au sud de l’église il existe un cloître dont quelques murs sont fort anciens , mais dont les arcades datent de la Kenaissance.
* Voir les détails relatifs à cet événement dans l’excellente Notice sur la ville de Marmande, par M. Philippe Tamizey de Larroque. Villeneuve-sur-Lot , 1872. Imp. X. Duteïs, in-8°, p. 108.
ÉGLISES A TROIS NEFS , DONT LES BAS-CÔTÉS ONT LA MÊME HAUTEUR SOUS CLEFS QUE LA NEF MÉDIANE.
Mézin , — Temple de Port-Sainte-Marie, — Casseneuil.
Église Paroissiale de Saint -Jean de Mézin. — Cet édifice appartient à trois époques parfaitement caractérisées. Le sanctuaire , les absidioles , la majeure partie du transept sont du commencement du xue siècle; les deux premières travées des nefs du xme ; les deux dernières et la façade du xive \
* L’église de Mézin est une de celles que M. l’abbé Barrère a décrites avec le plus de bonheur. On saura gré à l’auteur de l 'Histoire religieuse et monumentale du diocèse (T Agen d’avoir consacré à ce monument un certain nombre de planches.
Je donne les plans et la description de l’église d’après les notes prises , il y a six ans , avant la restauration.
DE L’AGENAIS
20Tf
Ces raccords et cette variété de style ont un peu déparé l’édifice. Le plan général néanmoins conserve l’unité de la construction primitive. Ainsi la grande nef qui est dépourvue d’étage , selon les données de l’école romane du Sud-Ouest se prête sans effort aux innovations de l’architecture gothique.
La première pierre de l’édifice fut posée par une colonie de religieux bénédictins rattachée à l’abbaye de Cluny. D’après M. l’abbé Barrère , ce prieuré serait plus ancien que ceux de Moirax et de Layrac. Il faut reconnaître alors qu’il ne subsiste plus rien d’apparent de la construction primitive.
L’abside surhaussée , voûtée en cul-de-four , est précédée par une travée de chœur , que recouvre un berceau semi -circulaire. Une série de onze arcades s’étend au rez-de-chaussée. Les supports, qui étaient certainement des colonnes , ont été détruits , et les claveaux des cintres , scellés dans le mur , restent suspendus en porte-à-faux. Cette abside est éclairée par sept grandes fenêtres (lm20 de largeur ) ouvertes presque sans ébrasement et décorées de colonnettes. Une bordure saillante de tores rompus contourne leurs cintres et glisse horizontalement dans, les intervalles à la hauteur des chapiteaux des colonnettes. Un autre cordon , de trois rangs de billettes circule dans tout le sanctuaire , à la naissance des voûtes.
Deux absidioles orientées précédées d’une travée correspondent avec le transept. Ces chapelles sont placées à l’extrémité des croisillons , de sorte qu’elles ne font pas face aux bas-côtés. Elles sont la copie en réduction de l’abside principale. Une travée, voûtée en berceau plein cintre, précède leur rond-point et leur cul-de-four. Cinq fausses arcades et un cordon de billettes les décorent. Elles ont chacune deux fenêtres , l’une au centre , l’autre du côté extérieur. Il est surprenant qu’on n’ait pas donné un mur mitoyen au chœur et aux absidioles. Il en aurait résulté un grand
avantage, car les chapelles du transept eussent été dans l’axe des nefs latérales. L’anomalie que je signale, cette singularité du plan,. se retrouve également, ainsi que nous l’avons vu , dans l’église de Moirax.
Le chœur est plus large que la nef.
Au centre des culs-de-four des absidioles , au point de jonction de ces voûtes avec les berceaux, on a ménagé une ouverture circulaire sorte de lanterne qui pourrait ne pas dater de la première époque.
Le mur de clôture du transept au nord est percé de trois fenêtres disposées en deux rangs superposés. La baie supérieure est étroite et élevée , les deux de l’étage inférieur ont plus de hauteur sur une largeur moindre. Dans le croisillon gauche il n’existe plus que la fenêtre du plus haut étage.
Les croisillons sont voûtés en berceau plein cintre. Les piliers du transept , à section cruciforme , flanqués de demi- colonnes , portent trois grands arcs plein cintre retraités.
Telle est la structure de l’église , tels sont l'es principaux détails, du moins pour l’intérieur de la partie romane.
L’arc occidental du transept est brisé et commence l’œuvre du xin® siècle. Il est fort probable que la voûte romane destinée au transept, une coupole sans doute, n’a jamais été construite. La voûte actuelle en croisée d’ogives, élevée à quatre mètres au-dessus de celle des nefs , paraît dater de la dernière époque gothique. Les arcs reposent sur des consoles doubles sculptées. Entre l’arc triomphal et la voûte gothique s’ouvre une fenêtre dont le remplage est une croix grecque.
Quatre travées divisent chacune des nefs. Les voûtes de ces compartiments sont de grandes croisées d’ogives pour la nef médiane, des croisées d’ogives longitudinales pour les bas-côtés. Le profil de leurs arcs représente un pentagone , car leurs angles ont été sim-