‹ Études sur l'architecture religieuse de l'AgenaisChapitre 5 sur 81 · PIAN DE L'ÉGLISE DU MAS D’AGENAIS · texte numérisé non relu

PIAN DE L'ÉGLISE DU MAS D’AGENAIS

Échelle de 0m,0025 pour mètre.

DE L’AGENAIS

On a reconnu, tant à l’extérieur (à l'ouest) qu’à ^intérieur de l’église , -des soubassements qui témoignent de nombreux essais ou de reconstructions partielles.

Les deux travées du fond offrent dans leur partie supérieure , le style du xive siècle : cordons de feuilles finement dentelées , chapiteaux à petites feuilles et à crochets. On a donc fait sur ce point un remaniement considérable.

Une jolie chapelle à cinq pans, avec larges fenêtres à remplages ( elles sont géminées , et un triangle équilatéral à lignes courbes occupe leur sommet) s’ouvre aussi dans une travée du bas-côté droit. Cette chapelle, recouverte par une voûte que supportent six arcs, renferme une petite crédence, aujourd’hui délabrée, et de belles sculptures. C’est encore une œuvre du xive siècle.

A des époques diverses et relativement modernes on a refait des archivoltes , élargi les anciennes fenêtres et donné des jours à la nef médiane à travers les voûtes et la toiture.

J’ai dit qu’au xvie siècle on avait recouvert par une croisée d’ogives le carré du transept.

Des boiseries du xvii^ siècle, disparates, mais assez remarquables , ont été placées tout autour du sanctuaire.

C’est par les restaurations contemporaines qu’il faut terminer cette analyse de l’église du Mas , qui est classée actuellement parmi les monuments historiques. Commencés par M. Viollet-le-Duc , continués par MM. Abbadie et Werlé, les travaux de consolidation et parfois de reconstruction s’exécutent avec de longues intermittences. La façade occidentale est aujourd’hui complètement refaite. Je ne la décrirai pas, n’ayant pas vu l’ancienne. Le clocher, tour carrée sur le croisillon gauche, avait une flèche qui vient d’être abattue. Cette flèche en charpente, qui

ne datait pas de l’époque romane , avait perdu son aplomb. Aujourd’hui encore, des murs déjetés menacent ruine. Les voûtes en berceau, bien que faites en brique, tandis que le reste de la construction est en pierre, n’en ont pas moins un poids énorme additionné à celui de la toiture. Elles poussent au vide, et se sont écrasées dans quelques parties au point de paraître surbaissées.

Il y a, sans nul doute, un principe vicieux dans la structure de cette église moins bien conservée que d’autres plus anciennes. On peut remarquer sur le plan ichnographique , publié pour compléter cette description sommaire, que les contre -forts n’ont pas une épaisseur suffisante. Mais il faut surtout reconnaître que le système des voûtes est moins parfait que dans les églises de Moirax et de Monsempron. Tout le monde sait que les voûtes en berceau, exerçant des poussées continues, sont difficilement épaulées d’une manière efficace et ne peuvent avoir par conséquent qu’une durée limitée.

Après avoir fait ressortir la diversité des pièces dont est composée l’église du Mas, sous son unité apparente, je puis reprendre par les détails l’œuvre la plus intéressante, celle du xne siècle.

Les fenêtres du sanctuaire ( trois dans la grande abside , deux dans chacune des chapelles) sont larges, ouvertes presque sans ébrasement et encadrées à l’intérieur par une petite archivolte qui repose sur des colonnettes.

L’arcature géminée , qui mettait en communication le chœur avec la chapelle de droite, a des archivoltes ornées de tores. Le chapiteau du milieu a été refait avec goût à l’époque moderne. Cette arcature est malheureusement masquée par les boiseries du chœur. Il est probable qu’elle a son pendant en face.

Un cordon de trois rangs de billettes rondes circule à la naissance de toutes les voûtes. Dans le croi-

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