‹ Études sur l'art et la curiositéChapitre 10 sur 56 · Voir aussi Rie, i · texte numérisé non relu

Voir aussi Rie, i

i8 ÉTUDES SUR L'ART ET LA CURIOSITÉ

n'importe! Je veux maintenant, comme ton fils ému de tendresse, panser un peu tes blessures profondes et consoler tes raines1. » Il y a là, si je ne me trompe, une émotion naïve et sincère, un accent sympathique ; Sabba n'est pas le premier venu, seulement il parle trop et s'écoute trop parler; il ne met pas en pratique sa maxime « qu'il faut savoir chasser le sommeil de ceux qui seraient tentés de s'endormir en lisant son livre2 ».

Obligé de traduire avec précision, j'ai préféré le mot à mot, malgré les redites de l'auteur, aux à peu près d'une traduction classique, et le français contemporain au langage moderne. Notre vieille langue serre le texte de plus près et se prête davantage aux tournures italiennes du xvie siècle.

Mon édition porte la date de t584, à Venise, chez Domenico Farri; c'est, je crois, la dernière.

RICORDO 109e. SUR LA DÉCORATION DE LA MAISON

« Je sais qu'aucunes fois vous vous mettez à raisonner sur la façon dont les seigneurs et les grands gentilshommes, riches, nobles et pompeux, pour ne pas dire gonflés de vent, se plaisent à décorer leurs palais, leurs maisons et surtout leurs salles et cabinets, d'ornements variés et différents, chacun suivant son humeur et sa fantaisie; d'où vient que les uns choisissent comme décoration des instruments de musique, orgues, clavecins, monocordes, psaltérions, dolcimele, baldose* et

Page 1