‹ Études sur l'art et la curiositéChapitre 24 sur 56 · Rie · texte numérisé non relu

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nem digito qui talia pinxit !. » Le Virgile de Pétrarque, illustre' par Simone Memmi! On se passionnerait à moins. Qu'est devenu ce précieux manuscrit ? Sauvé par un gentilhomme de Pavie lors du sac de la ville, il passa dans les mains d'Antonio Agostini, le célèbre archevêque de Tarragone, et de là chez son ami, le savant Fulvio Orsini. Après la mort d'Orsini (1600), le cardinal Frédéric Borromée Tacheta pour l'Ambrosienne, avec ordre exprès de le tenir sous clef et de ne le montrer à personne2. Mais quoi ! les livres ont leurs destinées, dit le poète; en 1796, le Virgile fut enlevé par nos commissaires, porté à Paris et installé à la Bibliothèque. Il y est resté jusqu'à la chute de l'empire. La Restauration Ta rendu à l'Italie et le vénérable manuscrit, un des rares survivants de la célèbre bibliothèque de Pétrarque, a repris sa place définitive à l'Ambrosienne. Ce jour-là, le vieux patriote de la Magione a dû tressaillir de joie dans sa tombe.

Sabba termine son Ricordo par une de ces boutades qui lui sont familières. Quel meuble, quel ornement voudrait-il encore dans son cabinet? — Un miroir, mais « un miroir d'acier, de grand modèle, de la main de l'Allemand Giovanni délia Barba (Johan Bart ?), très excellent pour les instruments de mathématiques, comme les sphères, globes, astrolabes, etc. ». Et voilà notre moraliste en campagne, critiquant l'abus du miroir chez les jeunes gens et les vieilles coquettes « enluminées comme un antiphonaire » , racontant des anecdotes de circonstance, en fin de compte expliquant

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