‹ Études sur l'art et la curiositéChapitre 43 sur 56 · Au Louvre · texte numérisé non relu

Au Louvre

son gendre, Gabriel le Favereau, pour îa construction du jubé de Saint-Étienne de Troyes, et les échevins ne manquent pas de stipuler que « maître Dominique sera tenu de vacquer et besogner en personne même, sans discontinuation1. » De même, en i55o, il soumissionne avec Jean le Roux, dit Picard, l'entreprise du mausolée de Joinville, et reste deux ans à Troyes pour en diriger seul l'exécution, pendant que son associé surveille d'autres travaux entrepris sans doute en commun, mais moins éloignés de sa résidence.

Jehan le Roux, dit Picard, ou Picard dit le Roux, car on ne sait pas exactement son nom, pourrait bien être le maestro Loren\o Piccardo cité par Vasari2 parmi les artistes les plus estimés du Rosso : da lui sopra tutti gli altri amato. De Le Roux à Lorenzo la distance n'est pas infranchissable, surtout pour Vasari. Fort apprécié de son temps et fort peu connu du nôtre, Le Roux figure souvent, depuis i535, sur les comptes de Fontainebleau, où il a le même traitement que Dominique Florentin, 20 livres par mois. Il « répare la cire » des figures moulées à Rome sur les originaux antiques et destinées à être « jettées en cuivre ». Il achève, avec lé Florentin, vingt-deux tableaux « faits de petits cailloux de diverses couleurs », c'est-à-dire des mosaïques pour les grottes et fontaines du jardin. Enfin, c'est lui qui fut chargé, en 1564, de modeler et d'exécuter en marbre et cuivre le monument funèbre de François II.

Dominique Florentin a beaucoup produit, mais ses œuvres certaines, je parle de celles qui ont survécu, se réduisent à un petit nombre. Les deux statues de Join-

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