‹ Études sur l'art et la curiositéChapitre 49 sur 56 · Alex. Lenoir, Catalogue de · texte numérisé non relu

Alex. Lenoir, Catalogue de

tions d'histoire naturelle. La malheureuse e'pave était encore une fois sauvée, mais pour combien de temps ? Il fallait assurer l'avenir, prévenir de nouveaux désastres. Sur ces entrefaites, M. Armez père était mort laissant le triste héritage à son fils, ancien député des Côtes-du-Nord et, en dernier lieu, maire de Plourivo. Celui-ci, sollicité depuis longtemps par la Société Archéologique, finit par se décider au seul parti raisonnable. Il se rendit à Paris, et c'est lui qui venait offrir à l'Empereur le masque du grand cardinal, en lui demandant d'en faire la restitution au tombeau de la Sorbonne.

Le i5 décembre 1866, l'archevêque de Paris, Msr Darboy, recevait à la Sorbonne le précieux dépôt, pieusement renfermé dans un coffret, et le faisait replacer en grande pompe sous le monument même du cardinal, en présence du dernier duc de Richelieu et des membres du gouvernement, du clergé, de l'Académie Française, etc. convoqués pour la cérémonie

M. Maurice Gottier, un amateur et un artiste, avait été admis à voir le masque du cardinal. Frappé de cette figure saisissante qui allait disparaître pour toujours, il sollicita et obtint la faveur exceptionnelle d'en faire un dessin2.

Tout Richelieu est là; le reste a disparu, son palais n'existe plus, son château est rasé de fond en comble, et ses tableaux, ses antiques, ses deux musées sont jetés aux quatre vents avec ses ossements.

1. Les tombeaux des Richelieu, par le comte de Fontaine de Resbecq,

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