Pensées, VII, 25, éd. Havet : « ...Qui s'imaginera une
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La plupart de ces caractères sont bien ceux de l'atticisme ; mais peut être en représentent-ils surtout cette partie que l'on désignait spécialement par le nom de sel attique, et qui consistait moins encore dans une plaisanterie fine et spirituelle que dans une certaine grâce originale et piquante qui relevaitfexpression, courte ou développée, de pensées de toute nature *. L'atticisme avait une signification plus générale : c'était la qualité dominante de la langue même d'Athènes; c'en était comme le parfum, comme la saveur particulière. Au lieu d'être, de même que l'urbanité romaine, le partage exclusif d'une classe de citoyens privilégiés dont une éducation spéciale et le contact d'une civilisation étrangère avaient fait l'élite de la société, l'atticisme était la propriété commune de tous les Athéniens. Tous sentaient la valeur d'une expression juste et la grâce d'une bonne prononciation : « Aujourd'hui même, dit Cicéron 2, qu'Athènes n'a « plus gardé de l'éloquence que les souvenirs, le « premier venu et le moins instruit des Athéniens
femme sur ce modèle-là, qui consiste à dire de petites <li<> es avec de grands mots, verra une jolie demoiselle toute pleine de miroirs et de chaînes, dont il rira, parce qu'on sait mieux en quoi consiste l'agrément d'une femme que l'agrément des vers. Mais ceux qui ne s'y connaitraient pas l'admireraient en cet équipage; et il y a bien des villages où on la prendrait pour la reine. »