‹ Études sur l'éloquence attiqueChapitre 26 sur 51 · Athcnée, XIII, p. 590 E · texte numérisé non relu

Athcnée, XIII, p. 590 E

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de son goût pour cet aliment si prisé par la gourmandise antique. « Il va nous enrichir les marchands de poisson, disait le poëte Timoclès en l'accusant d'un acte de vénalité; il s'en régalera tant qu'auprès de lui les mouettes ne seront que des Syriens *. » Dans une autre pièce du même auteur 2, la même idée se produisait par une de ces métamorphoses hardies qu'affectionnait la comédie athénienne :

« Traverse le fleuve Hypéride aux eaux poissonneuses, qui module les bouillonnements mélodieux d'une éloquence avisée, et se frayant doucement un chemin partout, arrose d'une onde vénale les plaines des propriétaires généreux. »

Un autre poëte 3 le représente comme joueur aussi bien que gourmand, et l'on sait avec quelle sévérité cet autre défaut était flétri par l'antiquité.

Tel était Hypéride dans sa vie privée, sensuel, cédant sans réserve aux tentations que lui offrait a licence des mœurs de son siècle, effréné dans ses passions, sans souci ni de l'opinion ni de ses devoirs et de sa dignité de père, prodiguant en

4. Les Syriens s'abstenaient presque complètement de poisson.

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