Vit. dec. Orat., p
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mal i. » Ce ne fut pas, en effet, Démosthène qui fit du mal à Hypéride.
Quand les liens commencèrent-ils à se détendre entre les deux orateurs'? Il est probable que ce fut vers 330, à partir de la malheureuse tentative d'Agis contre Antipater. Sparte, qui n'avait pas envoyé de troupes à Chéronée et qui ne devait plus être en état de prendre part à la guerre Lamiaque, fut héroïque mal à propos, et perdit dans un effort isolé des forces qui, unies à celles d'Athènes, auraient peut-être fait pencher la balance en faveur de la Grèce. Les Athéniens, en 330, ne bougèrent pas ; et Démosthène, tout en exprimant des vœux pour le succès de Sparte, ne paraît pas les avoir poussés à une coopération active. Les patriotes avaient attendu de lui davantage ; et malgré le succès avec lequel il repoussa immédiatement après l'accusation d'Eschine, comme il continua de se renfermer dans une réserve prudente, ils se déshabituèrent peu à peu, à partir de ce moment, de le considérer comme leur chef. Son crédit auprès d'eux diminua donc au profit de ceux qu'entraînait toujours en avant, en dépit des circonstances, une ardeur moins circonspecte ou plus aveugle. Il semble qu'Hypéride ait été appelé, par la nature de sa passion et par le privilège du ta-