‹ Études sur l'éloquence attiqueChapitre 38 sur 51 · Rhét. gr., t. III, p. 382, Walz · texte numérisé non relu

Rhét. gr., t. III, p. 382, Walz

sions d'Hypéride. Les morceaux qui ont été cités permettent jusqu'à un certain point d'interpréter et d'atténuer la critique d'Hermogène. Les mêmes mots y sont répétés sans scrupule, et parfois, sans aller pour cela jusqu'à la lourdeur, l'écrivain en met plus que ne l'exigerait la claire intelligence de sa pensée. Mais peut-être était-ce la condition de ce naturel et de cette grâce abandonnée, que devaient moins admettre les règles d'une rhétorique inflexible, mais qui frappaient si vivement les meilleurs juges et auxquels ils ne croyaient pas que les calculs d'un art savant fussent étrangers. Il est donc sage de s'en tenir à l'opinion très-nettement exprimée par Cicéron et par Denys. L'expérience personnelle du premier et l'époque où vivait chacun d'eux les rendaient plus capables que les rhéteurs des siècles suivants d'apprécier les qualités oratoires, et nous ne risquons pas beaucoup en laissant, sur leur autorité, Hypéride au nombre des Attiques les plus purs et des meilleurs modèles.

Pour Cicéron l, il était, comme Lysias, un type de la simplicité attique. Quintilien, sans contredire à ce jugement, donnait au sien plus de précision et se rencontrait avec Denys ; il trouvait Hypéride un peu plus orné et lui marquait sa place entre Lysias et Isocrate 2. Le petit plaidoyer pour Euxénippe

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