‹ Études sur l'embryologie des chéiroptèresChapitre 7 sur 37 · HO · texte numérisé non relu

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Quel que soit le moyen employé pour se procurer la série nécessaire de sujets, et nous avons voulu y insister parce que c’est là le point le plus essentiel de la technique, les animaux doivent être sacrifiés de façon à ne pas produire d’hémorragie, afin que les vaisseaux maternels du placenta soient gorgés de sang. A cet effet on saisit le Chéiroptère par le cou, dans les mors d’une longue pince, et par deux ou trois tours de torsion imprimés à la pince fortement serrée, on brise les premières vertèbres cervicales el on écrase la partie correspondante de la moelle et du bulbe. L'abdomen étant ouvert, les intestins écartés vers le haut, on verse sur les organes du bassin un peu de liquide de Kleinenberg ou d'alcool (selon le mode de fixation qui doit être ultérieurement adopté pour la pièce), et, après quelques minutes d'attente, on peut procéder à l’extirpation de l'utérus.

Cette extirpation de l'utérus et des annexes est une opération qui doit être faite avec le plus grand soin. Il faut absolument ne pas toucher à ces parties, dans lesquelles la moindre pression, avec la pince, produirait des déplacements et des désordres fâcheux. A cet effet la vessie doit être seule saisie avec la pince; la vessie résiste bien, ses attaches au col de l'utérus et au vagin sont solides; on peut exercer sur elles de fortes tractions, sans qu'elle se déchire jamais. Tirant donc sur la vessie, on insinue des ciseaux courbes au-dessous de l'utérus, et on coupe, en quelques coups, la base des ligaments larges, ainsi que le vagin vers sa partie supérieure. La pièce, formée de l'utérus, des trompes et des ovaires, se délache ainsi sans lésion et sans hémorragie, grâce aux précautions sus-indiquées (le liquide fixateur versé dans la cavité du bassin) et surtout si on a soin d'employer des ciseaux qui, n'étant pas très fraîchement aflilés, mâchonnent un peu les parties en les sectionnant.

Le plus grand nombre de nos pièces ont été fixées par le liquide de Kleinenberg, comme dans nos études antérieures sur d’autres placentas. Mais nous avons cependant toujours traité quelques pièces, pour avoir des préparations diverses, les unes simplement par l’alcool absolu, les autres par la liqueur de Muller.

Ces pièces ont été montées dans la paraffine et débitées au microtome de Minot. Pour quelques utérus volumineux, vers la fin de la gestation, nous avons employé l'inclusion au collodion.

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Études des coupes sériées; reconslitution des pièces. — C'est toujours sur des pièces débitées en coupes sériées que nous avons fait nos études, même lorsqu'il s’agit d’ovules en segmentation, situés dans divers points de l’oviducte. Ce procédé, long et laborieux, est par contre très sûr et très fructueux, car il permet de bien voir l'état des divers organes, de rechercher dans quel ovaire est le corps jaune correspondant à l'œuf trouvé dans l'utérus; enfin il donne des préparations permanentes, qui se conservent sans allération, et qu'on peut revoir à tous propos. On trouve dans le mémoire de Van Beneden des mentions du genre de celle-ci : « L'œuf du murin, que nous avons vu segmenté en deux blastomères, élait beaucoup moins chargé d’éléments réfringents que celui du Dasycnème. Nous l'avons vudistinctement à travers les parois de l'oviducte; mais nous l'avons perdu en voulant l'isoler. » Sur des coupes sériées on n’est pas exposé à ces pertes. Un œuf, une fois trouvé, reste toujours, pour être éludié à diverses reprises, selon les idées que suggère et les vérifications que nécessite l'examen d’autres œufs plus ou moins avancés dans leur développement.

Mais ces coupes nécessitent, pour obtenir des vues d’ensemble, des opérations de reconstruction. C’est sur ces opérations, sur la manière d'obtenir les dessins qui les résument, que nous devons donner ici quelques détails.

Sur la planche Ion voit représentées des coupes longitudinales de l'utérus et de ses annexes, et ces figures (par exemple les fig. 4, 6, 19) sont telles qu'on y trouve les deux cornes utérines, les deux oviductes avec chacun son ovaire, et enfin la saillie du col de l’atérus dans le vagin. Il est évident que jamais nous ne pouvons orienter une pièce sur le microtome avec une précision suffisante pour oblenir une coupe qui passe ainsi exactement par l’axe des cavités des deux cornes utérines et par l'axe du col; du reste, obtiendrions-nous ce résultat, il serait en tout cas impossible d’avoir sur une seule et même coupe tout le trajet d'un oviducte, puisque ce conduit décrit des sinuosités qui se trouvent dans divers plans, les unes plus en avant, les autres plus en arrière. Les figures en question ont donc été obtenues par reconstruction à l'aide de plusieurs Coupes : par la superposition de ces diverses coupes, nous avons obtenu la projection, sur un plan transversal, de l’ensemble de l'utérus et de ses annexes. Il importe que nous donnions un exemple de ce mode de reconstruction, par combinaison de diverses

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