‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 125 sur 190 · LE DUC DE UKAGANCË · texte numérisé non relu

LE DUC DE UKAGANCË

son sort. Voici, au reste, en quels termes il décrit ses premières impressions de vie conjugale et définit le genre de bonheur qu'il compte trouver auprès de sa femme :

« Certainement, je serai heureux avec \di parienta qui m'est échue et dont chaque jour je suis plus content. Si elle était venue au monde dans un pays où l'on élève les gens en les instruisant, elle serait parfaite ; mais elle n'a pas eu cette chance. Il lui manque tout ce que l'instruction aurait pu lui donner, et j'ai lieu de craindre que l'habitude qu'elle a de ne rien faire ne rende difficile l'application du remède qui corrigerait ce défaut. Sauf cela, il n'y a qu'à louer, et je voudrais que tu la visses pour me dire ton avis * ».

Passant à un autre sujet, il prie Salm de le rappeler au souvenir du duc de Bragance qui se trouvait alors à Paris où on le fêtait beaucoup et où son commerce agréable, sa conversation si nourrie de tout ce qu'il avait vu d'intéressant dans ses lointains voyages lui assuraient un grand succès dans nos salons. M'"® Du Deffand elle-même, si exigeante et h bon droit, fut gagnée par la causerie facile du prince portugais'; de son coté, Aranda le produisait dans la colonie espagnole et le faisait dîner chez lui avec un autre personnage fort à la mode alors. Benjamin Franklin \ Tenu à l'écart des affaires et mis en

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