‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 6 sur 190 · AVANT-PROPOS XIII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIII

les problèmes qu'a soulevés, grâce aux circonstances politiques que l'on connaît, le contact si prolongé des deux nations.

J'ai fait de mon mieux pour expliquer les détails de la correspondance de Fernan Nunez et identifier les personnages parfois peu connus qui y figurent. Cela n'a pas été toujours facile, et j'ai eu lieu souvent de regretter l'absence d'un dictionnaire biographique espagnol, môme celle d'un bon Peerage, car les ouvrages généalogiques publiésjusqu'ici en Espagne sont notoirement insuffisants eten certains cas erronés. Ilestfàcheux, vraiment, qu'il faille recourir aux gazettes ou à d'autres documents non moins incommodes à consulter pour connaître avec exactitude l'état civil et la carrière d'un Albe ou d'un Medinaceli.

Peut-être cette étude que l'on présente aujourd'hui au public incitera-t-elle quelques Grands d'Espagne qui ont conservé les archives de leur maison à les interroger sur les faits et gestes de leurs prédécesseurs. Pourquoi pas ? Ce passe-temps-là en vaudrait un autre, et serait, à coup sur, moins dangereux que celui qui consiste à aligner des vers plus ou moins rimes et à composer des sonnets ou des dizains dont le spirituel auteur de Chevilles aristocratiques ne se montre pas très satisfait. En tout cas, il serait plus intéressant pour nous.

Mes amis, I). Antonio Maria Fabié, aujour-

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