‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 88 sur 190 · Memorias, t. I, p · texte numérisé non relu

Memorias, t. I, p

QVALITKS ET DEFAUTS 1)'aU\M)\ 1G

hc'sitcr amis et cniu'iuis, ces derniers atténuant, il ( st M ai, !"( I()i;e en faisant observer que son instruction vaste, mais mal ordonnée, restait le plus Nouvent stérile*; que son activité fébrile se dépensait L:;('néralement, faute d'objets sérieux, en puérilités, et enfin que sa ténacité le rendait intraitable, souvent odieux. En France, où l'aptitude au travail et la diligence ne sont pas des qualités bien rares, on fut moins sensible à cette activité soutenue qui émerveillait si fort les compatriotes d'Aranda ; on en nota seulement l'exagération inutile, comme, par exemple, cette habitude d'avoir toujours un carrosse attelé dans sa cour pour ne pas perdre une minute. D'autre part, son entêtement et sa fierté dAragonais toujours monté sur ses ergots et qui jamais ne lâchait prise, quelque bonnes raisons cju'on eut à lui donner, ses protestations et ses lourdes réclamations pour des griefs le plus souvent imaginaires, tout cela fut jugé de fort mauvais ton à Paris, ne tarda pas beaucoup à indisposer les esprits contre ce ministre et fit rire à ses dépens. Un exemple, entre mille, de sa gauche insistance dans les plus petites choses, de sa susceptibilité maladive et un peu sotte est fourni par sa correspondance jiresque journalière avec le comte de Vergennes. Il agissait d'une première loge au théâtre de la Cour (]ii(' le {)i iiice (le Poix, pour assurer le service de Madame, de la comtesse d'Artois et des princesses

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