Proceso criminal, p
220 u\. l'histoire dans ruy blas.
de Galice » (acte P*", se. 2), rappelle le ruisseau de Matalobos, qui coule à Madrid près de Tancienne porte de Santo Domingo*. Mais GiL COMTE d'Iscola (acte II, se. 4), mais Grifel DE YiSERTA [ibid.)^ mais Tirso Gamonal [ibid.), d'où sortent-ils ? Il ne faut pas, à l'aspect de ces vocables bizarres, se hâter de croire que Hugo les a lui-même forgés. Hugo, comme chacun sait, inventait peu, il « bouquinait », lisait souvent des livres fort étranges et y butinait des faits et des noms. Le hasard seul peut révéler la source de tel ou tel de ses emprunts et le hasard ne nous a servi que pour l'un de ces trois personnages : Grifel de YiSERTA. Celui-là figure dans une sentence rendue en 1669 par un vice-roi de Sardaigne contre les assassins de son prédécesseur: « hirieron â Don Eufrasio de los Rios, page del dicho virrey y à Grifel de Vicerta, esclavo del capitan Pedro Antonio Pes... » Il est certain que Hugo a eu connaissance de cette sentence imprimée dans un recueil très connu de documents historiques espagnols dont plusieurs volumes se rapportent au règne de Charles II \
1. A. Gapmani y Montpalau, Ongne histôrico y etiinolôgico de las calles de Madrid, Madrid, 1863, p. 303.