‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 145 sur 206 · INDUSTRIE ET COMMERCE · texte numérisé non relu

INDUSTRIE ET COMMERCE

qui se manifeste en Flandre, à toute heure, en tout lieu, dans toutes les classes sociales et qui fait ressembler vos grandes villes marchandes à des fourmilières. Là le travail est honoré et respecté, l'oisiveté honnie comme un vice dégradant. « Camarade de mon âme, « à aucun prix n'allez en Flandre », dit un soldat au gueux Estebanillo Gonzalez ; « ce « n'est pas un pays pour les vagabonds, car « ils y font travailler les chiens comme ici les a chevaux^)) Allusion à vos charrettes traînées par des chiens.

Sur la prodigieuse ingéniosité de vos industriels, les Espagnols savaient à quoi s'en tenir, eux qui lui payaient un tribut énorme. (( On peut dire, écrit Guicciardin, que la plus « grande partie d'Espaigne prend en ces pays « toutes choses qui sont de manufacture ordi- « naire et qui consistent en l'industrie et trace vail de l'homme^ » : toiles, draps, métaux bruts et ouvrés, armes, tapisseries, mercerie, dinanderie, tableaux, etc., et jusqu'à des poissons salés. Beaucoup de ces produits des Pays-Bas conservaient, plus ou moins altérés,

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