‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 146 sur 206 · Vida y hechos de Estebanillo Gonzalez, ch. m · texte numérisé non relu

Vida y hechos de Estebanillo Gonzalez, ch. m

2. Description de tous les Pays-Bas, Amsterdam, 1609, p. 126.

les noms qu'ils portaient chez vous, ou bien les noms des lieux de leur provenance. La toile fine qui sert de linge de corps ne s'est jamais nommée en Espagne autrement que olanda; aux xvi" et XVII® siècles, toute coiffe de femme de condition, toute chemise d'homme élégant devait être en hollande, en « toile hérélique », comme dit l'autre. Les wallones étaient les jolis cols rabattus, bordés de dentelles, qui s'étalèrent longtemps sur les épaules des cavaliers espagnols et que des ordonnances somptuaires durent prohiber à cause des folles dépenses qu'ils causaient: on les remplaça par la fameuse golille ou col étroit monté sur un morceau de carton. En fait de tissus ou de toiles, il n'est question, dans les livres espagnols, que de ainaos, de canibrayes (toiles de Hainaut et de Cambrai), d^anascotes de Leyde et de Bruges. Les pahos de Ras sont les fameuses tapisseries d'Arras. Il n'est pas jusqu'à votre stokwis qui n'ait donné naissance à un mot espagnol : estocafris^ ragoût de poisson séché.

J'ai réservé pour la fin les jugements que les Espagnols ont portés sur vos femmes. Une nation si galante et que la beauté féminine impressionne si vivement devait une attention particulière aux Flamandes, et c'est ce qui n'a

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