LE BAISER DE FLANDRE
brassait beaucoup en Flandre, — je n'y vois pas d'inconvénients. « Les Flamandes sont si (( simples, dit Vazquez, dans leurs relations et « conversations amoureuses qu'on peut bien « croirequ'ellesn y entendent pasmalice. Elles « se laissent prendre parles mains, embrasser (( sur le visage, même par des étrangers, sans (( en éprouver le moindre trouble. » Une dame flamande, de condition, ne fait nulle difticulté, dans une comédie de Lope, de demander la joue (pedir la card) d'un soldat espagnol, qui demeure un peu confus de cette engageante familiarité \ Ces embrassades vous caractérisent aux yeux de TEspagnol. Un autre personnage du même Lope de Vega surprend deux amoureux en conversation assez tendre : (( Je les vis croiser les bras et se donner en « s'étreignanttantdetapessurlesépaules qu'il (( ne leur manquait plus que de dire, comme (( les Flamands quand ils s'embrassent : fro- (( leque, froleque\ w
Et pourquoi, je vous le demande, vos Flamandes n'auraient-elles pas accueilli de bonne grâce ces soldats des armées catholiques, ces cadets de grandes familles, ces volontaires