Persiles y Sigismunda, livre lïl, ch
10 I. l'eSPAGNE en FRANCE.
« manuels de la conversation », les éditions se multiplient; à peine les libraires peuvent-ils suffire aux demandes. Et comme il arrive toujours dans ce cas, la concurrence ne tarde pas à naître. Au Miroir et Sea^ets de grammaire d' Ambrosio de Salazar, un Français plus instruit, César Oudin, oppose et sa Grammaire et son Trésor, qui eurent le plus grand succès ; la grammaire a été remplacée par d'autres préférables, tandis que le Trésor reste un livre précieux.
Mais si Ton apprend l'espagnol en France, c'est plutôt par genre, pour émailler la conversation de mots exotiques — comme nous faisons aujourd'hui avec l'anglais — que pour lire des livres. Peut-être nos hispanomanes s'essayentils à comprendre certains opuscules, soidisant facétieux, que des Espagnols désœuvrés ou besoigneux publient à Paris, dans leur langue, comme la Fameuse et téméraire compagnie de Biise- Colonnes, ou La mort, enterrement et obsèques de Chrespina Marauzmana, chatte de Juan Crespo\ En général, ils s'en tiennent aux traductions.
1. La famosa y temeraria compahia de Rompe Columnas, traduzida y acrescentada por el capitan Flegetonte. Paris, 1609. — La muerte, entierro y honras de Chrespina Marauzmana, gâta de Juan Chrespo, en très cantos de