‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 70 sur 206 · NICOLAS ANTONIO · texte numérisé non relu

NICOLAS ANTONIO

« graciosissimo parte [Lazarille) al ingénie de (( D. Diego de Mendoza ». Puis, le premier, il renvoie au passage de Sigiienza sur Ortega, sans d'ailleurs y attacher d'importance : la présence d'un brouillon de Lazarille, dans la cellule de ce religieux, à une époque où les livres imprimés étaient rares et où on les copiait parfois encore à la plume, ne lui paraissant pas constituer une preuve suffisante*. Il se range donc à Topinion des partisans de Mendoza, qui, quelque cinquante ans plus tard, devait trouver en Nicolas Antonio, le grandmaître de la bibliographie espagnole, un appui plus sérieux :

« Tribuitur eliam nostro, juvenilis aetatis, « ingenio tamen ac festivitate plenus, quem (( Salmanticae elucubrasse dicitur, libellus, (( scilicet : Lazarillo de Tormes indigitatus », dit ce savant de Mendoza ; puis il ajoute : « Quamvis non desit qui Joannem de Ortega, (f llieronymianum monachum, hujus auctorem « asserat, Josephus videlicet Seguntinus in « eius ordinis historiae lib. I, cap. xxxv^ ». On voit que N. Antonio ne se prononce pas entre ces deux opinions, qu'il enregistre sim-

1. Ms. de la Bibliothèque nationale de Madrid, Ff 23, p. 136.

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